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Sanctions américaines contre Joseph Kabila : Jacquemain Shabani parle d’une « conséquence logique »
Les États-Unis ont décidé de sanctionner Joseph Kabila pour son implication présumée dans la déstabilisation de l’est de la République démocratique du Congo. Une décision saluée par le gouvernement congolais, qui y voit un signal fort dans le cadre des efforts internationaux pour ramener la paix.
Réagissant à cette mesure, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a estimé que ces sanctions étaient attendues. Selon lui, elles visent tous ceux qui entravent les processus de paix en cours et refusent de respecter les engagements pris à Washington.
« Ce n’est qu’une conséquence logique et cela a tardé à venir. Ce n’est pas seulement son implication : il est l’instigateur, l’initiateur et le concepteur de la déstabilisation du Congo. C’est Monsieur Joseph Kabila », a déclaré Jacquemain Shabani dans une interview accordée à Actualite.cd.
Le membre du gouvernement a également insisté sur la nécessité de faire pression sur tous les acteurs qui compromettent les efforts de paix.
« Il est logique, en termes de pression, que tous ceux qui refusent de s’y engager et de respecter les engagements pris à Washington soient indexés », a-t-il ajouté.
Ces déclarations surviennent dans un contexte où les autorités congolaises poursuivent les discussions avec les groupes armés, notamment l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), ainsi que les engagements pris dans le cadre des accords avec le Rwanda.
Le Gouvernement affirme rester déterminé à restaurer la paix, l’intégrité territoriale et l’autorité de l’État sur l’ensemble du pays.
« Le gouvernement congolais réclame non seulement la paix pour cette population, mais également l’intégrité du territoire national », a poursuivi Jacquemain Shabani, tout en reconnaissant que le processus connaît « des lourdeurs et des prolongations ».
De son côté, Joseph Kabila, condamné à mort par contumace depuis 2024 et actuellement en exil, rejette ces accusations. Il nie toute implication dans la crise sécuritaire dans l’est du pays, malgré les accusations persistantes du pouvoir en place qui le considère comme une figure clé de l’AFC/M23.
Christian-Timothée MAMPUYA