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Regain de violence dans le territoire de Kwamouth : Les autochtones invités à collaborer avec l’Etat pour anéantir les Mobondo
La localité de Kinsele sur la nationale n°17, dans le territoire de Kwamouth, province de Mai-Ndombe, a passé un week-end sombre suite à une incursion meurtrière des miliciens Mobondo. Le bilan des affrontements entre ces insurgés et les forces loyalistes fait état d’au moins 50 morts parmi lesquels 40 miliciens, 9 militaires et une femme, épouse d’un militaire.
Ce regain de violence, après une période d’accalmie, prouve à suffisance qu’il y a bel et bien des tireurs des ficelles dans l’ombre et qui ont des agendas cachés. Suite à cette instabilité récurrente, l’heure est venue de mettre fin à l’aventure de ces hors-la-loi dont la barbarie a occasionné des conséquences politiques et socioéconomiques inqualifiables. C’est pourquoi, le chef de village voisin de Kimomo, M. Stanys Liby appelle le président de la République à prendre des mesures drastiques pour rétablir définitivement la paix dans ce coin de la province du Mai-Ndombe.
Cet appel est fondé. Cependant, il importe de souligner que la pacification de Kwamouth doit être l’affaire de tout le monde, c’est-à-dire population, société civile et politiques. Chacun doit mettre la main à la pâte. C’est pourquoi, le chef de village susnommé, tout en lançant son appel au président de la République a fustigé le non-respect de l’acte d’engagement signé il n’y a pas longtemps entre les autorités traditionnelles Teke et Yaka en présence du chef de l’Etat. La reprise des affrontements entre les Mobondo et les éléments des FARDC prouve-t-elle que les signataires de cet acte d’engagement ont failli à leur mission d’encadrement de leurs sujets ou ne disposent-ils pas d’un réel pouvoir sur eux ? Cette question vaut son pesant d’or parce que cet activisme des miliciens Mobondo intervient quelques mois seulement après cette cérémonie solennelle de signature de l’acte d’engagement.
À ce propos, il faut que les autochtones du coin qui sont les premières victimes de cette insécurité, s’impliquent totalement pour collaborer avec les services de sécurité afin d’anéantir ces voyous qui sèment la désolation dans Kwamouth. Car il est établi que ces bandits sont tous originaires de ce territoire. Leurs familles sont connues ainsi que leurs fréquentations. Il est donc possible de les dissuader et de les faire revenir à des meilleurs sentiments. Si donc chacun et chacune prend conscience du danger qui menace son avenir, les miliciens Mobondo peuvent être réduits à néant.
Par ailleurs, ayant pris au sérieux la situation d’insécurité qui prévaut à Kwamouth, le gouvernement a dépêché sur le lieu des affrontements survenus le week-end dernier, une délégation conduite par le vice-premier ministre, ministre de la Défense nationale et anciens combattants pour remonter le moral des troupes au front. Cette présence d’un haut membre du gouvernement sur le terrain des opérations va sans doute remotiver les FARDC et dissuader les Mobondo à poursuivre leur aventure criminelle.
Muke MUKE