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La traduction de l’expression en lingala «Ba oyo balie safu te bazela manga etela» se traduit en français par «Ceux qui n’ont pas mangé de safous attendent que la mangue mûrisse». Aujourd’hui, ce sont les deux fruits parmi les plus prisés en Afrique, particulièrement en RDC, le safou et la…
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Le gouvernement congolais passe à une nouvelle étape dans l’application de la réforme du petit commerce et du commerce de détail. Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko…
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Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l'ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son…
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L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
Réformes électorales, Constitution… drôles de recettes
Buffet ou menu à la carte ? Le maître d’hôtel se tait dans toutes les langues. Pis, il donne sa langue au chat. N’ayant rien à se mettre sous la dent, les convives se dirigent vers la cuisine. Tout ce beau monde se rue sur les casseroles. C’est la mêlée, façon rugby ! Avec à la clé, une surprise ! L’alchimie qui remplit les marmites. De véritables pots-pourris ! Des » bitoto « , ou du » mélangé » dirait-on en kinois. Dans une même casserole cohabitent en effet les réformes électorales, les velléités de changement de constitution…
Problème, ces réformes électorales n’ont pas été concoctées avec les mêmes ingrédients. Résultat, mille et une recettes dans une même marmite. Le pronostic des dégustateurs est sans appel : c’est immangeable. Quel que soit le palais…
On comprend a posteriori la gêne du maître d’hôtel. La recette » Réformes électorales » est impossible à préparer dans les règles de l’art …culinaire. Chacun des cordons bleus autoproclamés – Union sacrée de la Nation, Ensemble, Lamuka, FCC- … tient à sa petite idée sur comment cuisiner ce plat.
Pour la Constitution, le principe même de préparer un nouveau mets fait débat. Cette idée n’est pas du goût de nombre de convives. Pourquoi une nouvelle recette alors que celle qui est sur la table n’est ni faisandée ni périmée ? Des goûts et des couleurs, on ne discute pas, il est vrai. Un gros bémol ou un détail de taille -l’oxymore s’invite à table-, ceux qui sont tentés de commander une autre recette se recrutent parmi ceux -là qui, hier, juraient leurs grands dieux que la loi fondamentale actuelle était comestible ad vitam aeternam !
Face à cette tour de Babel culinaire, le maître d’hôtel va-t-il continuer à donner sa langue au chat ? Rien n’est moins sûr. Gare à la surprise du chef ! Elle n’aura pas forcément le goût de ce bon vin qu’on sert à la fin. Car, à l’ivresse du lait, la majorité silencieuse exclue du banquet pourrait se consoler en faisant sienne la citation de l’écrivain français Alfred de Musset : » qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse » ! Après tout, ventre affamé n’a point d’oreilles. José NAWEJ