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" Les beaux visages souriants sont partout, les beaux esprits; difficile à trouver !"
Aujourd'hui comme d'autres jours parfois, l'auteur anonymisé s'offre la langue de Voltaire, non sans se heurter aux caprices de cette langue, heureusement de moindre intensité.
Concrètement, il a…
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Le Sommet Africa Forward (" Afrique en avant "), organisé conjointement par la France et le Kenya à Nairobi, s'est achevé mardi soir au Centre international de conférences Kenyatta (KICC) sur un…
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La Garde Républicaine a annoncé l'organisation, le vendredi 15 mai 2026, d'exercices militaires de simulation au Stade des Martyrs de la Pentecôte, à Kinshasa.
Ces manœuvres incluront…
Processus de Luanda: Les États-Unis d’Amérique plaident pour une nouvelle tripartite
Les États-Unis d’Amérique tiennent coûte que coûte à une résolution pacifique de la crise sécuritaire qui oppose Kinshasa à Kigali. L’ambassadrice des USA auprès des Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, voudrait une nouvelle rencontre sous la médiation du président angolais, João Lourenço, pour relancer le processus de paix.
C’était lors de son intervention du 20 décembre au Conseil de sécurité des Nations Unies pour le renouvellement du mandat de la Mission des nations unies au Congo (Monusco).
L’annulation de la tripartite de Luanda initialement prévue, le 15 décembre n’a pas eu raison de la détermination de la diplomate du pays de l’Oncle Sam.
«Nous sommes profondément inquiets des récentes avancées du M23 et des territoires conquis grâce à un soutien présumé des Forces de défense rwandaises. Nous appelons toutes les parties prenantes au processus de Luanda à redoubler d’efforts pour la mise en œuvre du mécanisme de vérification ad hoc renforcé. L’annulation de la tripartite du 15 décembre est une occasion manquée. Nous exhortons les dirigeants de la RDC et du Rwanda à se réunir à nouveau sous la médiation de Luanda», a-t-elle plaidé.
«Nous avons accompli des avancées significatives grâce au travail des médiateurs angolais et des partenaires internationaux. Cependant, pour parvenir à une paix durable, il est impératif que les Forces de défense rwandaises cessent tout soutien au M23, et que des efforts concrets soient faits pour le retrait des FDLR. Ne laissons pas passer cette chance qui s’offre à nous maintenant», a renchéri Linda Thomas-Greenfield.
En dépit des obstacles, l’Angola poursuit sa mission de médiation. Le samedi 21 décembre, le président, João Lourenço a envoyé une lettre à son homologue rwandais, Paul Kagame, par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, Tete António. Cette initiative témoigne de l’engagement de l’Angola, mandaté par l’Union africaine ( UA), à instaurer une paix durable dans l’est de la RDC.
Kinshasa maintient sa position de ne jamais négocier directement avec le M23, qualifié de groupe «terroriste».
Lors de son grand oral sur l’état de la nation le 11 décembre devant le Parlement réuni en Congrès, Félix-Antoine Tshisekedi a accusé le Rwanda de «repeuplement prémédité» dans les zones sous contrôle du M23, ce qu’il considère comme une tentative de redessiner la composition démographique de ces territoires.
L’Est de la RDC est en proie à des violences dues à des guerres à répétition depuis plusieurs décennies. Le groupe terroriste du M23 et une myriade de rébellions sont à l’œuvre dans cette partie du pays riche en minerais. Le Rwanda est cité dans plusieurs rapports internationaux comme pays agresseur du pays de Lumumba. Au stade actuel, l’accord de Luanda, censé trouver une solution à la crise, ne cesse de piétiner.
Gloire BATOMENE