Dernière minute
Société
Tofinika nzungu sans condition !”, ce texte en lingala et en français se traduit en français par «Couvrons la marmite sans conditions !». Notez bien que le mot “conditions” dans la traduction prend bien la marque du pluriel convenable, contrairement à la version que l'auteur anonyme nous a…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Salon de l'imprimerie RDC 2026 s'est poursuivi jeudi au Pullman Grand Hôtel de Kinshasa, avec la participation des acteurs du secteur graphique autour des enjeux d'innovation, de production et…
Étranger
La Cour centrale du district de Séoul a condamné lundi l’ancien président Yoon Suk Yeol à une peine d’emprisonnement de deux ans, après l’avoir reconnu partiellement coupable d’acceptation de dons…
Nation
(Par l’évangéliste Colin Nzolantima)
Kinshasa vient d’abriter la 2ème édition du Salon de l’imprimerie dont les assises se sont tenues du 8 au 11 juillet dernier. L’occasion s’est avérée…
Des violences provoquent un climat de psychose à Bakuambuyi
Un climat de forte tension prévaut au village Bakuambuyi, dans le groupement Dianganyi, secteur de Lusonge, territoire de Demba au Kasaï-Central, hier jeudi 11 juin 2026, où des incidents impliquant des éléments des forces de sécurité ont provoqué des blessés, des déplacements de populations et d’importants dégâts matériels. Les habitants réclament une intervention rapide des autorités pour rétablir l’ordre et protéger les civils.
Située à près de 95 kilomètres au nord du chef-lieu du territoire de Demba, cette localité est secouée, depuis plusieurs jours, par une série d’événements qui alimentent la peur parmi les populations.
Des sources locales font notamment état de la découverte d’un corps sans vie, dans un contexte marqué par des échanges de tirs et une montée des tensions.
Selon plusieurs témoignages, une adolescente de 14 ans a été atteinte par balle lors des incidents. La jeune fille, présentée comme la fille d’un pasteur de la localité, a été blessée à la jambe après des tirs attribués à un commandant militaire identifié sous le nom de Santader.
Elle a été admise dans une structure sanitaire où elle a reçu des soins.
Des proches de la victime affirment que le projectile retiré de sa jambe a été conservé par sa famille en vue d’éventuelles investigations.
Ils soutiennent toutefois que certains militaires exerceraient des pressions pour récupérer cette pièce, une situation qui accentue le sentiment d’insécurité au sein de la communauté.
Des actes de pillage dans le village
Parallèlement, des habitants accusent des hommes en uniforme d’avoir commis des actes de pillage dans le village.
Plusieurs animaux domestiques, notamment des chèvres, des porcs et des volailles, auraient été emportés, poussant certaines familles à fuir leurs habitations.
Des déplacés vivent désormais en plein air, sans assistance et dans des conditions particulièrement difficiles.
Les témoignages font également état de maisons incendiées et d’une paralysie des activités agricoles et commerciales, principales sources de revenus de la population locale. Les habitants craignent que cette situation ne compromette davantage leurs moyens de subsistance et n’entraîne une détérioration des conditions alimentaires dans cette partie du territoire de Demba.
À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités administratives ou sécuritaires sur ces allégations. Face à la gravité de la situation, les populations de Bakuambuyi lancent un appel aux autorités compétentes afin qu’une enquête soit ouverte et que des mesures urgentes soient prises pour restaurer la sécurité et protéger les civils.
Félix MULUMBA KALEMBA