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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Plus de 1300 Congolais réfugiés à Luozi
Depuis début janvier, la situation sécuritaire dans le Département du Pool au Congo-Brazzaville, précisément à Mindouli où des éléments de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) et les Ninja du pasteur Ntumi s'affrontent. Conséquence, des milliers de Congolais du pays de Denis Sassou ont fui ces affrontements pour se réfugier au poste frontalier de Zulu Mbundu et de Kimpama, secteur de Balari, territoire de Luozi, au Kongo Central (RDC) frontalier au Congo voisin. Ils sont plus de 1 300 qui s'y sont installés dans des conditions précaires, selon l'administrateur du territoire ad interim de Luozi, Célestin Lusiama, contacté par notre rédaction hier mercredi 21 janvier.
Le numéro un du territoire de Luozi dresse un tableau sombre de la situation humanitaire prévalant à Zulu Mbundu, site qui abrite quelque 1 300 personnes originaires du Congo Brazzaville, ayant fui les violences armées entre les deux protagonistes, même si le deux tiers d'entre elles sont sur le départ.
" La situation demeure préoccupante, mais une bonne partie de ces déplacés est déjà retournée à Mindouli (Congo-Brazzaville, NDLR) sur rappel du sous-préfet de cette municipalité qui a les appelés à rentrer. Les Ninja et les militaires se regardent en chiens de faïence, la situation reste précaire, mais du moins le calme règne ", a-t-il annoncé.
Et de préciser que le calme n'étant pas encore effectif au Congo voisin, les réfugiés qui rentrent, le font timidement, laissant leurs effets sur le site, avec l'idée de rentrer à Zulu Mbundu dès que possible.
" Aujourd'hui, sur les quelque 1300 réfugiés que nous avons connus chez nous, on peut compter déjà deux tiers qui sont en position du retour. Mais il est vrai qu'ils repartent tout en abandonnant leurs effets, comme s'ils vont pour voir et revenir un jour. "
Comme pour la plupart des réfugiés dans le monde, ceux de Zulu Mbundu ne font pas exception quant à leur situation humanitaire. Ils vivent dans des conditions difficiles, selon l'AT ai Célestin Lusiama.
" Là où ils vivent il y a des problèmes de logement, d'eau potable, de soins de santé. Donc, ils sont exposés à tous les risques possibles. Nous avons invités ces gens à aller dans leurs villages d'origine, mais ils n'ont pas accepté cette idée ; ils veulent rester à la frontière, parce que, dès que le calme va revenir, ils pourront vite retourner chez eux. C'est qu'ils sont en train de faire pour le moment ".
Précisons que ces réfugiés sont composés notamment de femmes enceintes, d'enfants, de personnes vivant avec handicap, d'hommes âgés, de jeunes…
Les affrontements entre des ex-miliciens ''Ninja'' proches du pasteur Ntumi et la DGSP trouvent leur origine à la suite d'une opération menée par la DGSP qui a incendié des motos des habitants de Mindouli Cela a entraîné une riposte armée des Ninja et des habitants, bloquant la RN1 et provoquant des tirs et une situation de crise humanitaire.
Kléber KUNGU