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« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
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Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
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Les journalistes ont été appelés à faire de leur travail un levier de promotion de la paix, en veillant à la manière dont ils traitent les conflits, mais aussi en donnant davantage de visibilité…
Patron du groupe de presse Géopolis : Willy Kalengay: «José Nawej fut une intelligence pure, sans compromis»
Ce jour-là, j’étais à Nsele quand un ami commun m’appelle pour m’informer que José avait été victime d’une crise et qu’il était amené d’urgence à l’hôpital.
Tout en moi a tressailli, car, depuis près de trente ans, jamais un journaliste ne m’avait autant impressionné au point de l’adopter dans toutes les initiatives professionnelles qui furent miennes.
Je suis parti aussi vite que je pouvais, m’accrochant à un fil espoir de le trouver dans une posture différente. J’ai roulé à tombeau ouvert et, malheureusement, l’innommable s’était produit et, devant moi, le géant s’était écroulé.
Tétanisé, j’avais tout de même eu le réflexe de gérer la nouvelle de manière responsable et de prévenir les personnes concernées par la gestion de cette disparition.
Pendant que je cherchais les mots pour dire au revoir à mon cher ami José, des images sont remontées à la surface. Et je nous ai revus sur «la Colline inspirée» en 1989, alors qu’étudiants, nous partagions nos réflexions sur les forces de la gauche.
Je nous revois à Sun City où nous avons passé deux mois à suivre le dialogue entre Congolais. Comment ne pas oublier les trois années passées ensemble sur le plateau de l’espace républicain ?
Combien il aimait ce pays au point de lui consacrer toutes les nuits, à la recherche des éditos aussi pertinents qu’ingénieux. Je suis, une année après, en train de chercher quelle voie pour honorer sa vie, pour rendre témoignage de sa puissante personnalité, lui qui m’a enseigné et a pratiqué la dialectique de manière systémique.
José Nawej fut un géant de la pensée, une intelligence pure, sans compromis, un ami, un compagnon de la pitance pour qui rien n’était banal, car chaque chose avait un but.
Je remercie Yves de nous permettre de mesurer aujourd’hui l’immense vide qu’il a laissé dans nos cœurs et dans nos vies. Mais, je sais que lui, José est sur la route ascendante vers la source de vie, vers les hauteurs lumineuses. De là où il est, qu’il intercède pour notre pays, pour notre Patrie.
Jamais tu ne quitteras le panthéon de mes héros.