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La traduction de l’expression en lingala «Ba oyo balie safu te bazela manga etela» se traduit en français par «Ceux qui n’ont pas mangé de safous attendent que la mangue mûrisse». Aujourd’hui, ce sont les deux fruits parmi les plus prisés en Afrique, particulièrement en RDC, le safou et la…
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Le gouvernement congolais passe à une nouvelle étape dans l’application de la réforme du petit commerce et du commerce de détail. Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko…
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L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
Les chiffres c’est bien, le poulet c’est mieux
Pour un pays abonné à la sinistrose, une bonne nouvelle se célèbre. Avec raison. Les warriors peuvent donc boire du petit lait. 3,3 milliards de dollars de réserves de change, soit plus de 3 mois d’importation ! Une cime jamais atteinte auparavant.
Certes, dans ce qui a tout d’un record, il y a la part significative du FMI. Il est vrai que les cours du cuivre et du cobalt sont particulièrement favorables. Ceci explique en grande partie cela. Il n’en demeure pas moins que la touche du Gouvernement avec notamment l’effet » Alingete » y est pour quelque chose. Il y a donc le côté » aide-toi et le ciel t’aidera « , ce célèbre vers de la fable » Le Chartier embourbé » de Jean de Fontaine érigé en proverbe.
En plus, on ne peut pas invariablement accabler l’Exécutif sur son passif et ne pas lui jeter les fleurs par rapport à son actif. A moins de reconduire les schèmes de l’antikabilisme primaire, dada de l’opposition d’hier devenue pouvoir d’aujourd’hui, en y remplaçant JKK par Fatshi.
Une fois que l’on a fini de rendre à César ce qui lui revient et à Dieu ce qui lui appartient, s’invite la sempiternelle question. La seule qui vaille vraiment la peine : est-ce que le » peuple » va trouver son compte dans ses… comptes d’apothicaire ? Quand la majorité silencieuse va » sentir » les chiffres au lieu de les entendre seulement ?
En fait, cela fait un bail que les pouvoirs successifs brandissent des chiffres flatteurs, en étalant des performances en termes d’assainissement du cadre macro-économique. Maîtrise de l’inflation, croissance en hausse jusqu’à toiser par moment les deux chiffres, doublement, triplement, quadruplement du budget…Problème, toutes ces embellies chiffrées ne se traduisent toujours pas par l’amélioration de l’ordinaire fort peu enviable du plus grand nombre. Bien au contraire. La RDC demeure ce vaste espace de précarité synonyme de pied de nez à tous les chiffres que les cols blancs égrènent tel un chapelet dans des cérémonies officielles.
Pour emprunter au langage informatique en vogue, on parlerait volontiers du virtuel que ceux-ci exhibent face au réel qu’endurent les populations.
En un mot comme en mille, les performances chiffrées c’est bien, mais le poisson ou le poulet dans l’assiette c’est mieux. José NAWEJ