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La traduction de l’expression en lingala «Ba oyo balie safu te bazela manga etela» se traduit en français par «Ceux qui n’ont pas mangé de safous attendent que la mangue mûrisse». Aujourd’hui, ce sont les deux fruits parmi les plus prisés en Afrique, particulièrement en RDC, le safou et la…
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Le gouvernement congolais passe à une nouvelle étape dans l’application de la réforme du petit commerce et du commerce de détail. Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko…
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Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l'ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son…
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L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
Le rituel onusien …
Comment plancher sur l’assemblée générale des Nations Unies sans se fendre d’un marronnier ? C’est-à-dire sans se surprendre en train de dire ou d’écrire invariablement la même chose en ce mois de septembre à la lisière ou au seuil d’une session de l’Assemblée générale de l’organisation planétaire ? Tant la grand-messe de l’immeuble de verre a tout d’un rituel qui confine au cultuel.
Si les officiants et les fidèles changent, le déroulé est strictement le même. De session en session. Des chefs d’Etat ou de gouvernement ou alors leurs plénipotentiaires déclinent, chacun, leur vision du monde sur fond de lieux communs comme l’attachement à la paix, la lutte contre le terrorisme, l’ode à la coopération internationale tutti quanti.
Après la pluie d’exposés, tout ce beau monde sort de la bulle aseptisée. Et le réel reprend ses droits. Le système onusien redevient la « propriété privée » de cinq permanents du Conseil de sécurité qui dictent leur loi au reste de l’humanité ! Plus de sept décennies plus tard, tout se passe comme si le temps s’était arrêté à Yalta ou à San Francisco.
La loi du plus fort continue, en effet, à régenter les relations internationales. La communauté internationale demeure incarnée par une poignée de pays qui prennent plaisir à « confondre » aussi allègrement que sciemment ses intérêts avec ceux du vaste monde.
Au fond, les majors de l’ONU sont des monstres froids, façon Nietzsche, attachés à leurs avantages acquis. On est là à des années-lumière de la conception angélique voire idyllique des rapports internationaux, déclamés souvent sur le Continent africain.
L’Afrique justement continue à être, au mieux un simple variable d’ajustement, et au pire, ce vaste cas humanitaire qui n’inspire qu’une commisération feinte. Et ce, 60 ans après les indépendances. De quoi faire se retourner dans leurs tombes au même moment Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Gamal Abdel Nasser, Mohammed V, Sékou Touré…
Il n’y aura donc pas de miracle ni d’oracles à attendre de la 76ème session de l’Assemblée générale de l’ONU qui vient de s’ouvrir à New York. Les dignitaires de la Planète vont défiler du haut de la tribune pour le grand oral.
Président en exercice de l’Union africaine, Félix-Antoine Tshisekedi compte parmi les orateurs. Si les Rd congolais peuvent se féliciter d’entendre leur Raïs parler au nom du Continent, cette fierté somme toute légitime restera contenue dans le strict cadre de la symbolique. Car, pas plus que les adresses de ses devanciers, l’allocution du chef de l’Etat congolais ne fera bouger la moindre ligne.
Le nec plus ultra de l’ONU étant ailleurs. C’est cet ailleurs-là, à savoir le pool permanent du Conseil de sécurité, qu’il faut réinventer de manière à ce qu’il reflète le monde d’aujourd’hui. Sinon, l’ONU demeurera ce « machin » décrié jadis par le Général de Gaulle. José NAWEJ