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L’ambassadeur russe met l’accent sur l’importance d’une gestion stable des relations avec Séoul
SEOUL, 07 fév. (Yonhap) — La Russie ne souhaite pas voir les relations bilatérales avec la Corée du Sud « toucher le fond » et estime qu’il est crucial de maintenir le statu quo pour prévenir une nouvelle escalade, a déclaré son nouvel ambassadeur en Corée du Sud, Georgy Zinoviev.
Le haut représentant diplomatique a tenu ces propos dans un contexte de relations tendues entre les deux pays causé par la guerre en Ukraine et le récent renforcement de la coopération militaire entre Pyongyang et Moscou.
La Russie a désigné la Corée du Sud comme faisant partie des « nations hostiles » après que Séoul s’est jointe aux sanctions économiques dirigées par les Etats-Unis en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Pour Séoul, l’accroissement des liens militaires entre Moscou et Pyongyang est devenu une nouvelle source d’inquiétudes dans le domaine de la sécurité. La Corée du Sud, les Etats-Unis et d’autres pays soupçonnent le Nord de fournir des armes à la Russie, en guerre contre l’Ukraine, en contrepartie de l’aide de Moscou dans les technologies liées à l’armement, bien que Moscou réfute ces accusations.
« Nos relations bilatérales ne sont pas aussi bonnes que nous l’espérions, mais en même temps elles n’ont pas non plus touché le fond », a déclaré Zinoviev dans une interview accordée mardi à l’agence de presse Yonhap.
« Notre priorité numéro un est de maintenir et de stabiliser les relations bilatérales que nous entretenons, d’empêcher les liens de s’aggraver à un niveau de confrontation, et de s’abstenir de mener des actions susceptibles de causer une nouvelle détérioration », a-t-il noté. « Ce faisant, je suis persuadé que nous pouvons créer les conditions permettant de ramener les relations sur une trajectoire constructive et normale. »
Zinoviev est entré en fonction à la tête de l’ambassade à Séoul au début du mois dernier. L’interview s’est déroulée seulement quelques jours après que Séoul et Moscou ont échangé des remarques virulentes, la Russie ayant critiqué les propos du président Yoon Suk Yeol sur la poursuite par la Corée du Nord du développement de son arsenal nucléaire et sur son commerce d’armes avec la Russie.
Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, avait qualifié les propos de Yoon de « grossièrement biaisés ». Séoul avait ensuite riposté avec des mots exceptionnellement forts en disant que les propos « impolis » de la porte-parole russe n’étaient qu’un « sophisme odieux » qui ignore la réalité. Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères avait également convoqué Zinoviev dans le cadre de ces protestations.
« Je pense qu’il vaut mieux communiquer même si c’est difficile, plutôt que de n’avoir aucune communication du tout », a-t-il observé.
Les tensions entre Séoul et Moscou se sont ravivées à la fin du mois passé lorsque Moscou a mis en garde contre une « rupture complète » des relations avec Séoul en faisant référence aux propos du ministère de la Défense Shin Won-sik, qui disait « soutenir personnellement » l’idée d’un soutien total à l’Ukraine qui comprenne une aide militaire. La Russie considère une livraison d’armes à Kyiv comme une « ligne rouge » que Séoul ne doit pas franchir.
Zinoviev a estimé que le maintien de la position actuelle de Séoul qui consiste à fournir seulement de l’aide humanitaire à l’Ukraine est cruciale pour maintenir les liens.
« Cette position de la Corée du Sud est très importante », a-t-il indiqué. « Puisque la Corée est fidèle à cette position, nous sommes en mesure de maintenir les relations bilatérales à ce niveau. »
A propos de la liste des pays hostiles, Zinoviev a invité Séoul à lever les sanctions qu’il applique contre la Russie si le pays souhaite être retiré de la liste.
En décembre, Séoul a imposé des restrictions sur les exportations russes de produits à double usage susceptibles d’être détournés à des fins militaires.
« Ce genre de décisions ne contribue pas à maintenir le niveau de notre coopération bilatérale substantielle », a-t-il noté. « Le minimum nécessaire pour enlever de la Corée du Sud le statut de pays hostile serait l’annulation par Séoul de ses sanctions contre la Russie. »
A propos de l’approfondissement des relations entre la Russie et la Corée du Nord, l’ambassadeur a réaffirmé la position de son pays qui consiste à nier toute coopération militaire. Il explique : « Les accusations de coopération militaire Russie-Corée du Nord sont infondées et non vérifiées. Nous avons le droit de développer nos relations amicales avec la Corée du Nord. »
Malgré des difficultés, Zinoviev s’est engagé à déployer des efforts pendant son mandat pour aider à réaliser des progrès positifs avec la Corée du Sud, un pays avec lequel la Russie partage « une longue et riche histoire. »
« C’est une relation qui n’a pas commencé il y a 33 ans, lorsque les deux pays ont établi des relations diplomatiques, mais qui a été entretenue depuis bien plus longtemps », a-t-il souligné en faisant allusion au premier traité de commerce bilatéral qui remonte à 1884.
« J’espère que dans le futur, il y aura de nombreuses traces d’événements heureux plutôt que celles d’événements tristes dans l’histoire de nos relations bilatérales », a dit Zinoviev. « La Russie est prête à s’engager sur cette voie, mais nous avons aussi besoin que les autorités coréennes soient dans ce même état d’esprit. »