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Les journalistes membres RJAE outillés en production d'articles à caractère humain
Le Fonds des Nations unies pour l’enfance en partenariat avec la division de la protection de l’enfant du ministère du Genre, Famille et Enfant a organisé pendant deux jours à Kinshasa, un atelier de formation à l’attention des professionnels des médias membres du Réseau de journalistes Amis de l’enfant (RJAE) sur la production des articles à caractère humain en insistant l’aspect nutrition des enfants.
Dans son mot, la cheffe de la communication à l’Unicef Mme Sylvie Sona exhorté les participants à se démarquer de leur travail au quotidien.
À l’entendre : «les articles à caractère humain ont pour but de susciter de l’émotion, décrire le quotidien et la résilience des enfants surtout lors de descente sur terrain afin d’attirer l’attention du public et aussi d’apporter un changement sur la situation de la communauté sur un sujet donné». Elle a rappelé les rôles que les professionnels des médias ont à jouer pour la sensibilisation de la communauté sur les effets néfastes de la malnutrition chez les enfants. Elle souligné la prise en compte de la mère et de l’enfant dans la production des articles à caractère humain.
A cette occasion plusieurs thématiques ont été abordées par des experts, à savoir : les généralités sur la connaissance des droits de l’enfant; les généralités sur la nutrition; la prévention de l’exploitation et des abus sexuels; les techniques de plaidoyer; la prise des photos ainsi que les principes directeurs relatifs aux reportages sur les enfants.
Dans son exposé sur les généralités sur la nutrition, Mme Nelly Akwebiwa Lenda, la cheffe du service de communication au Pronanu a expliqué que la malnutrition est un état pathologique provoqué par des carences, des excès ou des déséquilibres en énergie, en protéines et autres nutriments. Il existe donc la malnutrition par excès et par carence.
Selon elle, il existe la malnutrition chronique qui signifie alimentation inadéquate, soins insuffisants sur une longue période; indicateur de pauvreté et de vulnérabilité avec des conséquences à long terme, retard de croissance avec défaut de la croissance linéaire et une situation ancienne ou chronique. Tandis que la malnutrition aiguë s’explique par une perte de poids récente, d’une situation récente d’inadéquation par défaut entre les apports alimentaires les besoins de l’organisme.
Cependant, elle a indiqué: "les formes cliniques de malnutrition aiguë sont entre autres le marasme, kwashiorkor, et la forme mixte qui associe les deux avec la présence des œdèmes et maigreur. Les déficiences en micronutriments sont nombreuses mais les plus courantes à savoir la carence en vitamine A, la carence en fer et la carence en iode".
À l’entendre, les causes immédiates de la malnutrition sont l’accès insuffisant à la nourriture, mauvaise qualité de l’eau, assainissement et services de santé inadéquat. Par contre les causes sous-jacentes au niveau des ménages, la quantité et qualité des ressources réelles, humain, économique et organisationnel et la façon dont ils sont contrôlés, a-t-elle poursuivi.
Ensuite, Mme Nelly a évoqué les conséquences de la malnutrition sont notamment le retard de croissance, faible rendement scolaire, la mort ainsi que les cycles des maladies. Pour terminer son exposé, elle a indiqué les besoins nutritionnels, c’est la quantité des nutriments qu’un organisme a besoin pour son bon fonctionnement. Elle a ajouté: "ces besoins se diffèrent d’un individu à l’autre selon les poids, âge, taille, sexe, activités physiques, état physiologique".
Des avancées significatives
Pour sa part, le chef de division de la protection de l’enfant au ministère du GFE, Gilbert Lusamba a salué les avancées significatives dans la mise en œuvre des mécanismes de la Convention relative aux droits de l’enfant en RDC. Il a mis l’accent sur l’harmonisation de l’arsenal juridique national, notamment à travers la révision de plusieurs textes légaux, ainsi que la mise en place de structures dédiées à la défense des droits de l’enfant, parmi lesquelles les Conseils provinciaux de l’enfant, désormais opérationnels dans plusieurs provinces du pays.
Selon ses dires : «le Gouvernement a déjà réalisées, notamment la ratification d’instruments juridiques internationaux qui protègent l’enfant, comme la Convention relative aux droits de l’enfant. Cela a permis l’harmonisation de l’arsenal juridique national conformément aux engagements internationaux que la RDC a pris».
Pour Gilbert Lusamba, «ces progrès traduisent une prise de conscience progressive des droits de l’enfant au sein de la société congolaise, même si des efforts restent encore à fournir pour garantir une application effective de ces mécanismes sur toute l’étendue du territoire national».
Enfin, il a rappelé que la création des Conseils provinciaux de l’enfant constitue une avancée majeure, témoignant de la volonté du pays de se conformer aux orientations internationales en matière de protection de l’enfant.
Mathy MUSAU