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Kasaï-Central : les députés provinciaux à la reconquête de leur crédibilité
* Le retour du contrôle parlementaire peut-il changer la gouvernance ?
Après plusieurs mois marqués par des tensions internes et une crise ayant affecté le fonctionnement de l'Assemblée provinciale du Kasaï-Central en 2025, les députés provinciaux semblent vouloir redonner une nouvelle orientation à leur mandat. Depuis quelques semaines, les initiatives de contrôle parlementaire se multiplient contre certains membres de l'exécutif provincial et des services publics.
Dans l'opinion publique, hier mardi 12 mai 2026, cette nouvelle dynamique suscite des réactions contrastées. Certains y voient une volonté des élus de répondre enfin aux préoccupations de la population concernant leur rôle de contrôle de l'action gouvernementale. D'autres considèrent plutôt ces démarches comme une affirmation progressive de l'autonomie politique de l'organe délibérant.
QUESTION ORALE AVEC DEBAT ADRESSEE AU DG DE DGRKC
Au sein de l'Assemblée provinciale, plusieurs dossiers ont récemment retenu l'attention des élus. Parmi les cas les plus commentés figure l'intervention du député provincial Papy Noël Kanku, qui avait saisi la plénière autour de la gestion de la Direction générale des recettes du Kasaï-Central (DGRKAC).
Par une question orale avec débat adressée au directeur général de cette régie financière, l'élu de Demba cherchait notamment des explications sur la gestion des ressources liées au projet " Encore ", aux recettes de péage ainsi qu'à d'autres dossiers financiers jugés sensibles.
À l'issue des échanges, plusieurs recommandations avaient été formulées par les députés, notamment celle relative au retour de plusieurs motos DT qui auraient été distribuées de manière irrégulière. Jusqu'à présent, certaines de ces recommandations ne seraient toujours pas appliquées.
Dans un autre registre, le député provincial Joseph Nkashama Kayombo avait également initié une démarche parlementaire visant le secteur de la santé. Initialement introduite sous forme de question écrite adressée à la ministre provinciale concernée, sa démarche portait sur la gestion des infrastructures sanitaires ainsi que sur plusieurs questions liées au personnel médical.
Faute de réponse satisfaisante, la procédure avait évolué vers une interpellation, avant de déboucher sur une motion de défiance ayant finalement conduit au départ de la ministre provinciale.
CES MECANISMES DE CONTROLE POURRAIENT-ILS VISER AUSSI LE GOUVERNEUR ?
Plus récemment encore, le député Voltaire Tshibuabua a soumis une question orale avec débat au ministre provincial des Infrastructures et Travaux publics. Après examen du dossier en séance plénière, plusieurs recommandations ont également été formulées afin d'améliorer la gestion des travaux publics dans la province.
En parallèle à ces actions parlementaires, deux commissions d'enquête ont été instituées par l'Assemblée provinciale. L'une est chargée d'examiner certains dossiers liés à la DGRKAC et à la société Arab Contractors, tandis que la seconde devra enquêter sur les activités minières dans le territoire de Luiza.
Cette multiplication des initiatives parlementaires intervient près de deux ans après l'installation de l'actuelle législature provinciale. Pour plusieurs observateurs, les élus semblent désormais vouloir renforcer leur présence sur le terrain du contrôle institutionnel afin de répondre aux critiques formulées par une partie de la population sur leur efficacité.
Reste toutefois une question qui alimente les débats politiques dans la province : ces mécanismes de contrôle pourraient-ils, à terme, viser directement le gouverneur provincial?
Pour l'instant, aucune démarche officielle n'a été annoncée dans ce sens. Mais conformément à la Constitution et au Règlement intérieur de l'Assemblée provinciale, les députés disposent du pouvoir de contrôler l'ensemble des institutions provinciales, y compris l'exécutif.
Félix MULUMBA KALEMBA