Dernière minute
Société
« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
Entrons à l'école de la sagesse pour écouter attentivement ce que…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
L’Union des journalistes pour la reconnaissance du Génocost en République démocratique du Congo (UJRG-RDC) a effectué, ce vendredi 21 août 2026, une visite au Mémorial du Génocost à Kinshasa, dans…
La taxe foncière à sa valeur initiale : Une réflexion sur l’état des lieux des finances publiques au Congo
Depuis quelques années, la situation économique du Kasaï-Central et le pouvoir d’achat de ses citoyens sont devenus des sujets de préoccupations majeures. La réévaluation de la taxe foncière, qui est passée d’une valeur initiale de 2 $ à 157,41 $, a suscité de vives réactions au sein de la population. Dans un contexte où les salaires stagnent, notamment ceux des cadres de l’administration publique, cette augmentation pose de nombreuses questions.
À l’origine, cette taxe était fixée à 2 $, un montant modéré qui ne semblait pas accabler les propriétaires fonciers. Cependant, avec l’inflation et la dévaluation de la monnaie, cette taxe a été révisée à la hausse, atteignant un montant qui peut sembler disproportionné par rapport aux revenus moyens des Kasaiens.
Questions majeures :
1. Qu’est-ce qui a conduit à une telle majoration ?
2. Est-ce uniquement le besoin d’augmentation des recettes fiscales par le gouvernement ?
Les cris de désespoir du peuple Kasaiens résonnent dans toute la province. Les citoyens demandent un réajustement salarial pour compenser l’augmentation du coût de la vie et des taxes. Malgré cela, le pouvoir public semble peu enclin à répondre à ces demandes. Les profits des industries extractives, qui devraient théoriquement profiter à la population, ne se reflètent pas dans une amélioration notable des conditions de vie.
Ce manque d’écoute du gouvernement met en lumière un décalage entre les décisions prises à des niveaux élevés et la réalité quotidienne des Congolais. Les salaires des hauts cadres de l’administration publique, souvent jugés excessifs par rapport à la moyenne nationale, constituent également un point de discorde. Comment justifier de tels salaires dans une province où la majorité des citoyens peine à joindre les deux bouts ?
La question centrale reste : qu’est-ce qui a réellement changé dans la vie des Kasaiens pour justifier une telle augmentation des frais à payer ? Les services publics se sont-ils améliorés ? L’accès à l’éducation, aux soins de santé et à d’autres services essentiels s’est-il élargi ? Malheureusement, beaucoup répondraient par la négative.
Les infrastructures de base demeurent sous-développées, et la corruption freine tout effort d’amélioration. Par conséquent, cette hausse de la taxe foncière est perçue comme une injustice, un fardeau imposé à une population qui lutte déjà contre des défis économiques quotidiens.
Outre, la réévaluation drastique de la taxe foncière et le manque d’ajustement salarial des cadres publics soulèvent des questions fondamentales sur la gouvernance et la justice sociale au Kasaï-Central. L’explosion de cette taxe est symptomatique d’une politique fiscale qui ne prend pas en compte les réalités de la vie des citoyens. Pour rétablir la confiance, il est impératif que le gouvernement engage un dialogue avec les Kasaiens, reconsidère ses priorités, et commence à mettre en œuvre des solutions qui favorisent réellement le développement économique et social du pays. La voix du peuple ne devrait pas seulement être entendue, mais prise en compte dans l’élaboration des politiques publiques.
Félix Mulumba Kalemba