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La quête de la Chine pour la neutralité carbone est une aubaine pour l’agenda vert mondial, selon un responsable du PNUE
NAIROBI, 19 juillet (Xinhua) — La Chine s’est engagée sur la voie d’un développement à faibles émissions de carbone et a amélioré la protection de la nature, insufflant de la vitalité à l’agenda vert mondial, estime Tu Ruihe, chef du bureau en Chine du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).
« Nous espérons que la Chine continuera à approfondir sa coopération internationale dans les domaines du climat, à partager ses bonnes pratiques en matière de réduction des émissions de carbone et à soutenir d’autres pays en développement dans la lutte contre le changement climatique« , a-t-il indiqué dans une interview récemment accordée à Xinhua à Nairobi.
La quête de Beijing pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2060 aura un impact positif sur la lutte mondiale contre le changement climatique, pense M. Tu.
Avec cet objectif annoncé cette année, la Chine a élaboré des mesures solides pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, rappelle-t-il, notant qu’une telle voie de développement peu carbonée va aider à trouver des innovations vertes, créer des emplois plus pertinents et bénéficier à l’ensemble de la société.
« Une économie à faible émission de carbone deviendra la clé du renforcement de la compétitivité internationale« , assure M. Tu, ajoutant que la Chine remplissait ses obligations en matière de revitalisation de la lutte mondiale.
A ses yeux, elle s’efforce d’atteindre l’objectif de construire une « belle Chine » et une civilisation écologique.
La Chine a élaboré des politiques et des réglementations cohérentes pour promouvoir la transition vers une économie verte, les gouvernements locaux et le secteur privé étant pleinement impliqués dans cette entreprise, selon M. Tu.
En Chine, plus de 20 ministères sont impliqués dans la lutte contre le changement climatique, tandis que des politiques liées à la réduction du CO2 et aux économies d’énergie ont été intégrées à l’économie nationale pour stimuler l’agenda vert, souligne-t-il.
Le chef du bureau en Chine du PNUE salue également le reboisement à grande échelle du pays, qui est parmi les premiers au monde en termes de superficie, contribuant à favoriser la résilience climatique.
Tu Ruihe note que la Chine possède plus de 30% de la capacité installée totale d’énergie propre dans le monde et qu’elle est devenue le premier vendeur de voitures économes en carburant.
Il félicite également Beijing pour la promotion de la coopération Sud-Sud, dont la formation et le renforcement des capacités des professionnels de l’environnement en Afrique.
Le représentant du PNUE souligne que le partenariat entre l’agence onusienne et la Chine est axé sur le partage des meilleures pratiques et la sensibilisation du public pour faire avancer les programmes environnementaux nationaux, régionaux et mondiaux.
En outre, les deux parties ont commencé à renforcer leur coordination dans l’élaboration des politiques dans des domaines tels que l’adaptation au changement climatique, la gestion des écosystèmes et les moyens de subsistance des populations.
De plus, la Chine s’est également ralliée aux aspirations vertes de l’Afrique en matière de surveillance de la qualité de l’air et de l’eau, de contrôle de la pollution et de gestion des terres arides, rappelle Tu Ruihe.
En ce sens, dit-il, « nous espérons que le Centre de coopération environnementale Chine-Afrique nouvellement créé jouera son rôle important dans ce domaine ». Fin