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Kasaï: le chantier de la déviation de la RN1 à Bondo à l’arrêt, faute de financement
La province du Kasaï est confrontée à un sérieux ralentissement dans le développement de ses infrastructures routières, conséquence directe de l’arrêt prolongé des travaux de la déviation de la Route nationale numéro 1 (RN1) à Bondo.
Ce chantier stratégique, lancé pour améliorer la fluidité du trafic et renforcer la connectivité dans cette zone névralgique, est paralysé depuis près de trois mois en raison d’un manque de financement.
Selon plusieurs sources locales contactées hier mercredi 28 janvier, l’interruption des travaux est liée à l’insuffisance des moyens financiers nécessaires à la poursuite du projet. Cette situation suscite de vives préoccupations au sein de la population locale ainsi que parmi les opérateurs économiques, pour qui la RN1 constitue un axe vital pour les échanges commerciaux et la mobilité quotidienne.
La déviation de la RN1 à Bondo avait été conçue pour désengorger le trafic, réduire les embouteillages récurrents et améliorer la sécurité routière dans cette partie de la province. Toutefois, l’absence de ressources financières suffisantes a conduit à la suspension des travaux sur le terrain, mettant en évidence les défis structurels et budgétaires auxquels font face de nombreux projets d’infrastructures en République démocratique du Congo.
Les conséquences se font sentir
Les conséquences de cet arrêt se font déjà lourdement sentir. Les usagers de la route dénoncent la dégradation continue de l’axe routier, qui rend les déplacements difficiles, allonge les délais de transport et entraîne une hausse des coûts logistiques. Cette situation affecte également l’accès des populations aux services essentiels, notamment les soins de santé, l’éducation et les marchés.
Sur le plan économique, l’enlisement du chantier pourrait freiner davantage le développement d’une région déjà vulnérable, en limitant les investissements et les échanges commerciaux. Pour de nombreux observateurs, la relance rapide des travaux apparaît comme une nécessité afin d’éviter une détérioration plus profonde des conditions socio-économiques locales.
Face à cette impasse, les autorités provinciales, les leaders communautaires et les citoyens appellent le gouvernement central à s’impliquer urgemment pour débloquer les fonds nécessaires. Ils plaident également pour la mise en place d’un mécanisme de financement durable, transparent et efficace, capable d’assurer la continuité et l’achèvement des projets d’infrastructures routières, considérés comme un levier essentiel du développement national.
Félix MULUMBA KALEMBA