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Kasaï Central : une faction de l'UDPS réclame le départ du Gouverneur Moïse Kambulu
La gestion du Gouverneur Joseph Moïse Kambulu au Kasaï Central est au cœur d'une nouvelle controverse politique, exacerbée par un conflit de légitimité au sein du parti présidentiel, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Une faction s'identifiant à l'UDPS a publié une déclaration fracassante réclamant le départ immédiat du gouverneur, dénonçant une gestion " opaque et inefficace " et un " état d'abandon " de la province.
Cependant, la légitimité de ce groupe demandeur est immédiatement mise en cause par la direction reconnue de l'UDPS à Kananga, transformant la critique politique en une crise d'autorité interne au parti du Chef de l'État.
Dans sa déclaration lue le week-end dernier par Maître Crispin Kamba, le groupe d'opposants au gouverneur Kambulu, s'identifiant à l'UDPS, a dressé un tableau sombre de la situation provinciale. Le parti présidentiel, selon cette faction, déplore l'absence criante d'initiatives concrètes de développement local, plongeant le Kasaï Central dans un état de stagnation.
Plus graves encore, des accusations précises de détournement de fonds et de biens publics ont été formulées à l'encontre de l'autorité provinciale. Le gouverneur est accusé d'avoir détourné 40 motos initialement dédiées à la régie financière provinciale. Il lui est reproché d'avoir vendu l'espace public où est érigé le monument du premier Gouverneur du Kasaï-Occidental, Mukenge Sha Bantu, un acte symbolique jugé comme un mépris du patrimoine historique et de l'intérêt général.
Le groupe interpellait les autorités nationales sur l'urgence d'agir pour restaurer l'Autorité de l'État dans la province et appelait la population à rester vigilante, mobilisée et engagée pacifiquement pour le redressement.
L'UDPS DÉNONCE UNE " DÉCLARATION NON RECONNUE "
Le problème de fond de cette offensive politique réside dans le manque de reconnaissance du groupe à l'origine de la déclaration. La légitimité du président fédéral de cette faction, Antoine Kanulambi, est contestée. Sa nomination proviendrait de Déo Bizibu, qui s'était autoproclamé Secrétaire Général du parti, une position qui a été niée en dernière minute par l'Autorité Morale, le Chef de l'État Félix Tshisekedi.
Dans une réplique ferme hier, lundi 13 octobre, le Professeur Justin Tulume, président fédéral de l'UDPS à Kananga - dont la légitimité est, elle, reconnue - a totalement désavoué la déclaration.
" Cette déclaration n'engage ni de loin ni de près ce parti présidentiel ", a martelé le Professeur Tulume. Il a qualifié les auteurs de cette déclaration de " groupe de gens en perte de vitesse ", suggérant que l'initiative n'est qu'une manœuvre politique de personnes cherchant à se positionner ou à déstabiliser l'appareil provincial et le parti.
Cette situation met en lumière un double enjeu crucial pour le Kasaï Central. Au-delà des conflits de personnes, les accusations de mauvaise gestion et de détournement contre le Gouverneur Kambulu exigent des éclaircissements et des vérifications de la part des organes de contrôle nationaux, notamment l'Inspection Générale des Finances.
La persistance de dissensions internes et de groupes se réclamant indûment de l'autorité du parti présidentiel mine la crédibilité de l'UDPS et entrave sa capacité à jouer un rôle constructif dans la politique locale.
Par ailleurs, l'appel au départ du gouverneur Kambulu est, pour l'heure, affaibli par le défaut de légitimité de ceux qui le portent. La population du Kasaï Central attend désormais que les autorités compétentes tranchent non seulement sur la véracité des graves allégations de détournement, mais aussi sur la clarté de la représentation politique du parti au pouvoir au niveau provincial.
Félix MULUMBA Kalemba