Dernière minute
Société
La traduction de l’expression en lingala «Ba oyo balie safu te bazela manga etela» se traduit en français par «Ceux qui n’ont pas mangé de safous attendent que la mangue mûrisse». Aujourd’hui, ce sont les deux fruits parmi les plus prisés en Afrique, particulièrement en RDC, le safou et la…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le gouvernement congolais passe à une nouvelle étape dans l’application de la réforme du petit commerce et du commerce de détail. Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko…
Étranger
Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l'ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son…
Nation
L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
Kagamé: Une absence très présente dans les esprits
Au lendemain du mini-sommet de Luanda, diplomates, analystes et commentateurs se perdent en conjectures sur les raisons de l’absence remarquée et remarquable du Président rwandais. Agenda chargé ? Possible.
Problème, y aurait-il plus important dans une journée que la rencontre au sommet pour délibérer sur une question cruciale pour le devenir de la sous-région ? Difficile donc de souscrire à la formule « cas de force majeure » et son corollaire « pour des raisons indépendantes de la bonne volonté« .
Alors, raison physiologique ? Pas exclu. Sans aller jusqu’à emprunter le titre du célèbre livre « Ces malades qui nous gouvernent » du journaliste Pierre Accoce et du docteur Pierre Rentchnick paru en 1997, il est trivial de rappeler que les hommes forts de nos pays sont fondamentalement des hommes tout court. C’est-à-dire génétiquement « abonnés » à la condition humaine.
Reste la raison la plus répandue car la plus partagée par nos khalifes, toutes longitudes et latitudes confondues. A savoir la maladie…diplomatique. Cette maladie que les grands de ce monde évoquent sans invoquer pour sécher certains rendez-vous qui ne se présentent pas à leurs yeux sous de meilleurs auspices.
Luanda rentrerait-elle dans ce cas de figure pour Paul Kagamé ? La question vaut son pesant d’or …rd congolais raffiné au Rwanda. Le Président rwandais n’est ni un homo novus ni Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir.
Archétype des « leaders de la nouvelle génération » voulus naguère par l’administration Clinton soutenu par la suite par le Premier ministre travailliste britannique Tony Blair, Paul Kagamé maîtrise à la perfection sa partition dans la division du travail établie au bon milieu des années 90 Il est donc en capacité de lire les événements et, éventuellement, de les anticiper.
S’était-il agi d’uns saute d’humeur ou d’un message adressé à ceux qui l’ont investi de la mission de déstabiliser l’Est congolais ? Savait-il à l’avance, lui qui n’a pas besoin de passer par la case « délit d’initié« , que Luanda et Nairobi rimaient avec diversion ? Ou, a contrario, redouterait-il que ces deux capitales se transforment en Waterloo pour lui ? Des questions…
N’importe comment. « La forme c’est le fond qui remonte à la surface« . S’il est un domaine auquel cette citation de Victor Hugo va comme un gant, c’est bien la diplomatie.
Ici, tout est d’abord dans la forme. Le succès d’un sommet par exemple est à trouver principalement dans la qualité des participants. A moins que l’on soit dans un régime parlementaire stricto sensu, un Premier ministre ne vaut pas un chef d’Etat. Encore moins un ministre des Affaires étrangères. Même si celui-ci ou celui-là peut avoir été dûment mandaté pour agir comme plénipotentiaire.
Le Rwanda était certes très présent dans la capitale angolaise par l’intermédiaire du ministre des Affaires étrangères. Mais, l’Etat rwandais a un nom et un seul: Paul Kagamé. Son absence, qui demeure présente dans les esprits, constitue l’énigme du communiqué final de Luanda. José NAWEJ