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VIOLENCES LORS DE LA MARCHE DU 4 MAI, L’ONG Justicia exige des poursuites contre Augustin Kabuya
L’ONG de défense des droits humains, Justicia ASBL, demande au ministre de la Justice d’instruire le procureur général de la République d’engager des poursuites judiciaires contre les initiateurs de la marche publique du 4 mai à Kinshasa, pointant directement Augustin Kabuya, accusé d’avoir failli à l’encadrement des manifestants à l’origine d’actes de vandalisme.
Dans un communiqué publié hier mardi 5 mai, l’organisation se dit «choquée» par les images relayées sur les réseaux sociaux montrant l’incendie de bâtiments appartenant au Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), survenu en marge d’une marche de soutien aux sanctions américaines visant l’ancien président Joseph Kabila.
Selon Justicia, la responsabilité des organisateurs est engagée. L’ONG rappelle qu’Augustin Kabuya, député national et président ad intérim de l’UDPS/Tshisekedi, avait officiellement informé les autorités urbaines de l’organisation de cette manifestation, laquelle avait reçu l’accompagnement des forces de l’ordre.
ONG EXHORTE LE MINISTRE DE LA JUSTICE AFIN QU’UNE ENQUÊTE SOIT OUVERTE
Pour l’organisation, l’incapacité des organisateurs à contenir les manifestants ayant ciblé des biens privés constitue un manquement grave. Elle exhorte ainsi le ministre de la Justice à donner des injonctions claires afin qu’une enquête soit ouverte et que les responsabilités soient établies, y compris au sein de la classe politique au pouvoir.
Justicia insiste sur la nécessité d’une justice impartiale, estimant que sans impulsion politique, le parquet pourrait hésiter à poursuivre des acteurs influents. Elle soutient que «si la justice est réellement neutre et indépendante», les personnes impliquées, y compris Augustin Kabuya, doivent répondre de leurs actes devant la loi.
En parallèle, l’organisation rappelle le droit constitutionnel de manifester pacifiquement et appelle les autorités administratives et sécuritaires à garantir ce droit de manière équitable à tous les citoyens, indépendamment de leur appartenance politique, conformément au régime d’information consacré par la Constitution.
Ce communiqué intervient dans un climat politique tendu, où la gestion des manifestations publiques et la responsabilité des organisateurs restent au cœur des débats sur l’État de droit en République démocratique du Congo.
DK