Dernière minute
Société
Près de 200 étudiants en provenance des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment des zones sous contrôle de l’AFC-M23, ont rejoint l’Université de Kisangani pour poursuivre leur cursus académique. Ce déplacement intervient après la suspension, en août dernier, des activités de plusieurs…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
L’Europe a décidément de robustes relents colonialistes dans sa manière d’être et dans sa façon de faire. Pour Sebta, Melilla et les îles voisines, elle prend fait et cause pour l’Espagne et pour…
Nation
Des diplomates, des hommes d’affaires, des amoureux de la gastronomie et autres convives ont dégusté des plats à la saveur marocaine, le samedi 10 octobre dans la soirée sous la houlette de l’…
Tshikapa : La mairie reporte la marche de la structure EJC
La marche organisée par l'association sans but lucratif Encadrement de la jeunesse congolaise (EJC), prévue hier mardi 12 août, à l'occasion de la Journée mondiale de la jeunesse, a été reportée à la suite d'une décision des autorités urbaines. La mairie a justifié cette mesure par des impératifs de sécurité, sans fournir de détails supplémentaires. Une communication ultérieure est attendue pour clarifier les conditions de ce report.
Selon Bosco Yamba, coordonnateur national de l'EJC, la mairie a notifié sa décision de manière verbale, sans document officiel à l'appui. Bien que l'association exprime des réserves quant aux motifs invoqués, elle a choisi de se conformer à la mesure dans un souci d'apaisement.
" Nous avons été informés verbalement par les autorités municipales que la marche ne pouvait pas se tenir aujourd'hui pour des raisons de sécurité. Bien que nous ne soyons pas pleinement convaincus par ces arguments, nous avons décidé de respecter cette décision dans l'attente d'une notification écrite officielle ", a déclaré M. Yamba.
Il a toutefois souligné que son organisation exige des éclaircissements sur les véritables raisons de ce report, notamment au regard du caractère pacifique et structuré de l'événement initialement prévu.
APPEL AU CALME ET VIGILANCE DES FORCES DE L'ORDRE
Le coordonnateur de l'EJC a appelé les membres de son mouvement ainsi que les jeunes Congolais à faire preuve de retenue et à attendre les prochaines communications de l'association. " Nous comprenons la frustration de nombreux jeunes qui comptaient participer à cette marche, mais nous les exhortons à rester patients. Nous travaillerons pour obtenir des réponses claires et réorganiser cet événement dans les meilleures conditions", a-t-il ajouté.
De son côté, la mairie a demandé aux services de sécurité de veiller au respect de cette interdiction, bien que celle-ci n'ait pas encore été formalisée par écrit. Des dispositifs policiers pourraient être déployés aux alentours des lieux initialement prévus pour le rassemblement afin d'éviter tout rassemblement spontané.
Cette marche, organisée dans le cadre de la Journée mondiale de la jeunesse, visait à mobiliser la jeunesse congolaise autour des questions d'emploi, d'éducation et de participation citoyenne. L'EJC, active depuis plusieurs années dans l'accompagnement socio-éducatif des jeunes, dénonce régulièrement le manque d'opportunités et les inégalités d'accès aux ressources pour cette frange de la population.
Certaines organisations de la société civile s'interrogent sur la transparence des motifs avancés par la mairie, évoquant une possible restriction des libertés de manifestation. D'autres estiment que les autorités pourraient craindre des dérives en marge de l'événement, bien que l'EJC ait toujours prôné des actions pacifiques.
L'EJC a indiqué qu'elle saisirait les canaux administratifs et juridiques appropriés pour obtenir une explication officielle et, le cas échéant, une autorisation pour une nouvelle date. Une conférence de presse pourrait être organisée dans les prochains jours pour faire le point sur la situation, laisse-t-on entendre.
Félix Mulumba Kalemba