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Tanganyika : plus de 400 déplacés abandonnés dans le territoire de Kalemie
Au total, 400 personnes déplacées fuyant les affrontements récurrents entre les rebelles du M23 et les FARDC, appuyées par les Wazalendo, dans la province du Sud-Kivu, vivent dans des conditions difficiles, à Lukwangulo, une localité du territoire de Kalemie, dans la province du Tanganyika.
Selon la société civile citée par une presse locale, la situation de ces réfugiés est alarmante. Ces familles passent la nuit dans des écoles et parfois à la belle étoile par manque d'abri. Elles n'ont pas de nourriture ni d'accès aux soins de santé appropriés. Ces déplacés de guerre vivent dans la promiscuité totale.
Salomon Gunda Séraphin décrit un calvaire des femmes et enfants abandonnés après une visite à ces endroits. "Il y a des mamans là enceintes, il y a des enfants qui sont là, qui ne savent même pas où se trouvent leurs parents. Il y a a même des femmes qui sont là avec le bébé d'un mois, trois mois, qui n'ont pas de moyen de manger pour que l'enfant puisse têter comme il faut. Et ils sont là sans abri ", déplore Salomon Gunda, président de la nouvelle société civile UPSID-RDC.
La plupart de ses nombreux déplacés n'ont pas eu de familles d'accueil. Aucune action humanitaire n'est entreprise pour leur venir en aide. Ce président de la société civile a déclaré qu'il est entré en contact avec le bureau de l'OCHA pour une réponse urgente.
" On a essayé de contacter le chef de bureau d'OCHA, la coordination qui coordonne toutes les organisations humanitaires dans notre province. Ils nous ont dit non. Nous, on va se préparer dans deux ou trois jours pour aller enquêter sur la situation. Mais ce qui est grave, les déplacés sont là sans assistance jusqu'aujourd'hui ", a-t-il indiqué.
La présence des réfugiés dans les installations scolaires de Lukwangulo pénalise le déroulement effectif des cours pour les enfants de l'école primaire. M. Gunda appelle les autorités à intervenir. Il exhorte, dès lors, les personnes de bonne volonté de venir en aide à ces personnes en détresse.
Patient Mubiayi MBY depuis Lubumbashi