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Devrions-nous saluer l’arrivée prochaine des troupes de la SADC à la manière de bien de chez nous ? A savoir « tata aye nzala esili » ? Au regard du péril en la demeure et de la force de frappe des forces coalisées d’Afrique australe, il y a sans doute de quoi boire du petit-lait. Devrions-nous, d’ores et déjà, crier victoire et, symétriquement, jeter le bébé « EAC avec l’eau du bain ? Ce serait peut-être prématuré. Ce serait même vendre la peau du masque estampillé M23 avant d’avoir tué ceux qui sont derrière ce paravent. Pas seulement le très visible Rwanda et le très ambivalent Ouganda. Ce serait surtout méconnaitre les évolutions ou régressions -c’est selon- géopolitiques dans l’espace SADC.
Il y a un quart de siècle, nombre de régimes pourvoyeurs des troupes d’Afrique australe (Angola, Zimbabwe, Namibie) étaient sur des lignes plus ou moins rigides face à l’Occident et même au tandem Kagamé- Museveni. Depuis, un vent d’aggiornamento diplomatique-pro Occident- est passé par nombre de capitales. L’Angola de Dos Santos n’a pas beaucoup à avoir avec celui de Lourenço. Une brèche dans laquelle le Président rwandais s’est opportunément engouffré. Le même Kagamé a renforcé ses liens avec le plus que voisin de Kinshasa, le vétéran Sassou Ngouesso. Et au nord de la RDC, avec le Centrafricain Touadéra dont l’une des épouses est…Rwandaise. Entre un ami et un beau-frère, le choix peut être clair.
Si le cœur du Zimbabwéen Emmerson Mnangagwa continue à battre à gauche comme celui de son illustre prédécesseur, il n’en demeure pas moins vrai qu’Harare est de plus en plus abonné au « service minimum » sur la scène régionale. Les pressions occidentales et la difficile période post-Mugabe sont passées par là.
Ces faisceaux de relations croisées avec en arrière-fond des allégeances ou des accointances d’intérêts avec des capitales occidentales donnent lieu à des rapports d’intérêts divergents empreints de duplicité et d’hypocrisie. Bien malin qui pourra savoir celui qui est vraiment avec la RDC ! Ce que Kinshasa attend de la SADC risque de ne pas passer exactement comme l’espèrent les officiels rd congolais. L’allusion constante aux processus de Luanda et de Nairobi ne signifiant rien d’autre que le curseur est encore sur une solution politique incluant tous les groupes armés.
On ne le dira jamais assez. Seule une RDC forte parce que réconciliée avec elle-même pourra peser sur le cours des événements au mieux des intérêts nationaux. La diplomatie même dans son corollaire « intervention extérieure SADC-soit-elle » viendra d’autant mieux en appoint que les Congolais auront d’eux-mêmes imposé un rapport de force. José NAWEJ