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RETRO 2024, Judith Suminwa à Luozi : un voyage aux promesses non tenues cinq mois après
En tout début de septembre 2024, le territoire de Luozi était honoré par une visite à double symbolique : le chef-lieu du territoire éponyme a eu l’honneur d’accueillir Judith Suminwa Tuluka, Première ministre, accompagnée de son cher époux, Roger Tuluka. La toute première femme congolaise à être élevée à ces hautes fonctions publiques.
Luozi se réjouit d’avoir vu fouler son sol poussiéreux, pour la toute première fois de son histoire, un chef de gouvernement, femme soit-elle ! Un double défi que Judith Suminwa a relevé à la satisfaction de ses hôtes à qui elle avait promis un… bac moteur qu’ils attendent avec beaucoup d’impatience et de longue date.
Mais cinq mois plus tard, la joie suscitée par cette promesse n’a pas tardé de s’estomper. «Aurons-nous finalement un bac neuf de grand tonnage ?» Luoziennes et Luoziens se posent cette question inlassablement. Sur fond de déception et de doute, mêlés d’une infime dose d’espoir.
Un séjour apprécié
Le séjour de Judith Suminwa en terre manianga continue de résonner, pendant que les habitants de Luozi ne se lassent guère de raisonner sur ce qu’avait été la visite de leur sœur Première ministre.
En effet, en faisant le déplacement dans la capitale du Manianga, la cheffe du Gouvernement avait répondu à l’invitation de la paroisse Notre-Dame de Fatima de Luozi qui organisait son jubilé de diamant (75 ans), dont la messe avait été célébrée par Mgr André Pindi, évêque du diocèse de Matadi. Et les Luoziens en avaient profité pour lui présenter leurs desiderata : bac moteur, coutant électrique, routes…
Je vois encore, comme si c’était hier, une Judith Suminwa fouler dans la soirée du 31 août 2024, le sol poussiéreux de Luozi, après avoir traversé le fleuve Congo vers 17 heures, accueillie par une foule compacte en liesse qui l’avait accompagnée du beach de Luozi au stade Bidimio – la version locale du stade des Martyrs de Kinshasa.
«LE COMBAT EST MENE POUR QUE LUOZI SOIT ELECTRIFIE»
Je la revois, cette Judith Suminwa, le visage illuminé par son éternel sourire éclairant la pénombre, flanqué de son Roger Tuluka bien aimé, dans un stade étouffant de monde, tenir son meeting devant une foule toute heureuse d’accueillir une femme Première ministre et scandant à tue-tête : ‘’courant ! courant ! courant !’’
Je l’entends encore répondre à cette demande en langage des politiciens que le combat était en train d’être mené pour que Luozi soit électrifié, que le Kongo Central soit électrifié et que tout le pays le soit également. Comme pour dire, l’électrification de Luozi est loin d’être plus prioritaire que les autres coins du pays.
Mes oreilles résonnent encore de ces mots lorsque Judith Suminwa pour répondre aux desiderata des Luoziens. »J’ai vu de mes yeux et j’ai entendu de mes oreilles vos attentes pendant mon voyage».
Et au sujet des routes, mes tympans me renvoient ceci «J’ai vécu vos difficultés. Au lieu de 45 minutes, j’ai parcouru la distance entre Kimpese et Luozi en 3 heures» un court trajet du tronçon routier Kimpese-Luozi. Encore que ce record avait été rendu possible grâce aux travaux de réhabilitation réalisés à la va-vite sur ce tronçon pendant quatre jours.
LUOZI TIENT AU BAC COMME A SA PRUNELLE
S’agissant du récurrent problème du bac moteur, mes oreilles avaient bien retenu la réponse de la Première ministre déclarant avoir eu des entretiens avec le ministère des ITPR, en vue de la résolution durable de ce dossier auquel tiennent les Luoziens comme à leur prunelle.
Mais des sources généralement bien informées m’ont rapporté que Judith Suminwa avait promis que cet engin devrait être livré aux Luoziens en décembre 2024 au plus tard.
Cinq mois après, du côté de la direction d’où devrait sortir ce bac de grand tonnage, c’est un bruyant silence qui y résonne. Surprise : selon une autre source, c’est la province du Kongo Central qui aurait pris la responsabilité de répondre à ce besoin.
A en croire certaines informations, un groupe de députés nationaux et provinciaux originaires de Luozi a rencontré l’autorité provinciale pour lui poser le problème du bac de Luozi. Cette dernière lui aurait répondu que la province avait prévu l’achat dudit engin dans son budget 2025.
I"IL VAUT MIEUX NE PAS PROMETTRE QUE DE PROMETTRE SANS REALISER"
C’est l’occasion de répéter à la cheffe du Gouvernement ce que nous lui avons déjà fait parvenir à la veille de son voyage de Luozi. "Les Luoziens sont un peuple qui abhorre des promesses non tenues. Il vaut mieux de ne pas leur promettre que de leur donner de l’espoir en leur promettant sans tenir sa parole". Feu Yerodia Ndombasi en sait quelque chose, lui qui, sous Joseph Kabila, lors d’un voyage à Luozi, avait promis du courant dans les mois qui suivaient… Et lors de son autre visite dans la capitale du Manianga, un fou lui avait demandé ce qu’il avait fait de sa promesse sur l’électrification de Luozi. Et depuis, Luozi n’avait plus porté le patriarche Yerodia dans son cœur.
En ce qui concerne Judith Suminwa, je parie que des gens proches d’elle s’arrangent pour qu’elle ne réalise pas sa promesse du bac pour la faire haïr de ses sœurs et frères de Luozi. A elle de leur prouver le contraire, car il n’est jamais trop tard pour mieux faire !
Kléber KUNGU