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FONER : le DG Pierre Bundoki imprime une nouvelle trajectoire
Le Fonds national d'entretien routier (FONER) franchit un nouveau cap. Depuis le 30 avril, l'établissement public a lancé la signature des contrats de performance 2026, consolidant une dynamique de réforme enclenchée depuis mars 2022 par son Directeur général, Pierre Bundoki Ndongala, avec des résultats déjà tangibles : une hausse des recettes de plus de 30 % et une ambition affirmée de transformation durable.
Au cœur de cette mutation, une stratégie axée sur la transparence, la mobilisation accrue des ressources et l'amélioration continue de la qualité des services. En quatre ans, le FONER est passé d'un niveau de recettes oscillant entre 150 et 160 millions USD à plus de 210 millions USD, un bond significatif dans un secteur longtemps miné par des failles structurelles.
Dès sa prise de fonctions, Pierre Bundoki Ndongala a engagé une restructuration en profondeur de l'institution. Les anciens mécanismes de collecte, jugés peu performants, ont été remplacés par une architecture plus efficace, marquée notamment par la création d'une Direction des recettes autonome. Celle-ci s'appuie sur un recrutement compétitif et une culture de résultats, rompant avec les pratiques antérieures.
UNE TRANSFORMATION QUI ALIGNE LE FONER SUR LES STANDARDS INTERNATIONAUX
Parallèlement, la gouvernance interne a été revisitée. La direction financière a été redynamisée avec l'opérationnalisation du service du budget, tandis que des outils modernes de gestion des ressources humaines, d'évaluation des performances et de formation continue ont été introduits. L'audit interne, renforcé, garantit désormais une meilleure fiabilité du système de contrôle.
Cette transformation s'inscrit dans une vision plus large : aligner le FONER sur les standards internationaux. À cet effet, l'établissement a amorcé le processus de certification ISO 9001, avec des sessions de formation organisées à Kinshasa en février dernier. Objectif : crédibiliser davantage l'institution auprès de ses partenaires, notamment l'Office des Routes et l'Office des Voiries et Drainage, en plaçant la qualité des services au cœur de son action.
Sur le terrain des recettes, la lutte contre la fraude et le coulage constitue un autre pilier de la réforme. En 2024, le FONER avait dénoncé un manque à gagner de près de 80 millions USD, notamment dans la filière pétrolière en Ituri. En réponse, la direction générale a déployé une riposte en trois volets : enquêtes ciblées, mises en demeure et transmission des dossiers aux instances judiciaires pour recouvrement forcé.
AVEC L'APPUI DES RÉFORMES LÉGALES, LE FONER POURRAIT MOBILISER ENTRE 400 À 500 MILLIONS DE DOLLARS
En parallèle, la digitalisation des procédures, notamment à travers le paramétrage du système douanier SYDONIA, et l'introduction de mesures contraignantes dans la loi de finances 2026 renforcent les capacités de mobilisation des ressources. La redevance sur la charge à l'essieu, désormais mieux encadrée, s'impose également comme un levier stratégique.
Les perspectives affichées sont ambitieuses. Pour 2026, l'assignation est fixée à 230 millions USD, mais la direction vise en interne le seuil des 300 millions. À moyen terme, avec l'appui des réformes légales et des ajustements tarifaires, le FONER pourrait mobiliser entre 450 et 500 millions USD, voire atteindre le milliard, soit le niveau estimé des besoins pour l'entretien des près de 157 000 km de routes du pays.
La signature des contrats de performance 2026 vient ainsi institutionnaliser une culture de redevabilité et d'efficacité au sein du FONER. Elle marque le passage d'une phase de redressement à une logique de consolidation des acquis.
Fort de plus de 15 ans d'expérience dans la gestion des projets et des infrastructures, Pierre Bundoki Ndongala semble avoir imprimé une nouvelle trajectoire à l'établissement. Une trajectoire alignée sur la vision présidentielle de doter la République démocratique du Congo d'un réseau routier viable, socle indispensable du développement économique.
Trésor NKELA/C.P