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"Couloir vert Kivu-Kinshasa": une initiative majeure pour désenclaver et développer l'Afrique centrale, selon l'Union européenne
Le projet du gouvernement congolais "Couloir vert Kivu- Kinshasa", reliant l'Est et l'Ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a été évoqué comme une initiative écologique majeure, pour désenclaver et développer l'Afrique centrale, à l'ouverture d'une rencontre lundi, sur le programme environnemental "NaturAfrica" de l'Union européenne, à Kinshasa, la capitale.
"Ça serait une réussite politique, avec une volonté politique affirmée par les autorités congolaises et par nous, l'UE. Sur ce couloir vert viendraient se greffer naturellement toutes les autres initiatives du programme NaturAfrica, puisque vous savez que l'UE appuie le corridor 6 : Douala-Bangui-Kisangani-Kampala. Donc ce sont des initiatives englobantes, régionales, qui doivent permettre de désenclaver cette Afrique qui est au cœur, l'Afrique centrale, mais aussi de désenclaver vers les deux océans, et au-delà, de permettre à tous ces produits, en tout cas, en ce qui concerne la RDC, ses produits à être exportés vers l'UE", a déclaré Fabrice Basile, chargé d'Affaires a.i de l'UE en RDC, à l'ouverture de la 2ème réunion du "Comité d'orientation stratégique (COS) NaturAfrica" sur les paysages transfrontaliers de l'Afrique centrale, regroupant les représentants de l'UE et de la Commission des forêts d'Afrique Centrale (Comifac), après la première tenue en mars 2025 à Douala, au Cameroun.
"NaturAfrica entre dans sa deuxième phase, avec l'objectif de renforcer ses liens avec l'approche du +Global gateway+ à 360 degrés. Conservation de la nature, filière verte, énergies renouvelables et sécurité sont des éléments indissociables pour réussir la conservation de ces vastes écosystèmes, en mobilisant les investissements durables du secteur privé et en attirant l'intérêt des acteurs européens", a-t-il précisé.
Pour M. Fabrice Basile, ce projet du Gouvernement congolais constitue une des preuves éloquentes de l'avancée positive du partenariat entre l'UE et les pays centrafricains.
"Le couloir vert Kivu-Kinshasa, qui a été lancé par la RDC en début d'année 2025, avec une réserve communautaire unique, est l'expression de l'avancée de NaturAfrica par des actions qui apportent un changement. Toutes ces actions, mesdames et messieurs, chers amis, témoignent d'une coopération entre l'UE et l'Afrique centrale active depuis plus de 30 ans, plus que jamais vivante", a-t-il renchéri.
L'UE accorde une importance capitale à l'exploitation de ce couloir pour des échanges économiques entre l'Europe et la RDC, sans frais douaniers.
"A l'UE, nous avons un accord qui s'appelle +Tout sauf les armes+, qui permet d'introduire en Europe des produits de qualité, venant de la RDC, et au passage, sans taxes ni frais de douane. Alors que certains acteurs mondiaux veulent imposer aujourd'hui énormément de frais de douane à d'autres, l'UE propose, quant à elle, à la RDC, d'importer des produits de qualité, dont nous avons naturellement aussi besoin, vers notre pays, et ce marché de plus de 500 millions d'habitants, à 0% de frais de douane", a fait savoir le chargé d'Affaires a.i de l'UE en RDC.
UNE AIRE PROTÉGÉE, OUTIL DE DÉVELOPPEMENT INCLUSIF
M. Fabrice Basile a, en outre, évoqué les atouts économiques de cette initiative de Couloir vert Kivu-Kinshasa, qui réunit toutes les conditions d'un instrument de développement inclusif et de l'économie verte.
"Le Couloir vert Kivu-Kinshasa, c'est une jonction qui couvre tant le domaine économique que le domaine socio-politique. Donc, le couloir est avant tout et après tout, si vous me le permettez, un mode notamment de transition. Un mode de transport multimodal, mais aussi une aire protégée. Une aire protégée qui va permettre de faire du développement inclusif, tant dans le domaine agricole que dans le domaine de produits transformés, que vous verrez", a-t-il dit, signalant que son organisation a déjà expérimenté le passage sur ce couloir vert.
"Nous avons fait un premier test sur ce couloir depuis plus d'un mois et demi. Nous avons testé, avec deux ou trois containers qui sont partis depuis le Kivu, qui ont rejoint Kinshasa, la semaine dernière. Le test est plutôt un test réussi", a révélé le chargé d'affaires européen.
RÉFLEXION SUR LA GOUVERNANCE DES PAYSAGES TRANSFRONTALIERS
Comparativement à la première édition, cette deuxième réunion du Comité d'orientation stratégique se penche spécifiquement sur les défis de gouvernance des paysages transfrontaliers dans cette région.
"Cette rencontre va porter notamment sur les aspects stratégiques liés à la gouvernance transfrontalière, particulièrement sur les paysages transfrontaliers prioritaires pour la conservation du développement qui ont été identifiés par l'UE. Et, la majorité de ces paysages sont transfrontaliers. Et, nous appuyons les différentes délégations, notamment la Comifac, à faire face aux défis de gouvernance transfrontalière", a, pour sa part, confié Thomas Réveil, un des représentants de "NaturAfrica", et facilitateur de la réunion.
Ce dernier a, par exemple, cité les payages, les aspects liés à la transhumance qui sont assez compliqués à gérer, etc.
"Question de voir comment ces problématiques ne puissent pas entraver les efforts énormes de conservation fournis par les Etats", a-t-il ajouté.
"NaturAfrica" est une initiative visant à soutenir la conservation de la biodiversité en Afrique en adoptant une approche centrée sur les êtres humains et leur environnement. Elle identifie des paysages prioritaires pour la conservation et le développement où l'UE concentrera son soutien pour la création d'emplois, l'amélioration de la sécurité et des moyens de subsistances durables, tout en préservant les écosystèmes essentiels à tous.
Ce programme repose sur trois piliers : la conservation de la biodiversité à travers notamment le suivi écologique, la promotion de l'économie verte à travers l'agriculture durable et l'énergie renouvelable, ainsi que le renforcement de la gouvernance par la mise en place des plateformes multi-acteurs et des mécanismes de gestion des plaintes, etc. suivi écologique, la recherche scientifique.
A l'issue de cette rencontre organisée du 4 au 6 mai courant, les acteurs de la conservation et du développement durable en Afrique centrale vont lancer une dynamique commune autour des paysages prioritaires soutenus par l'UE. ACP