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Réparation des victimes : Mhyrhand Mulumba explique la tenue du colloque du Fonarev à Tshikapa
En marge de l'ouverture du colloque de deux jours à Tshikapa hier mardi 29 avril 2025, dédié à l'accès à la justice et à l'aide au recouvrement des dommages-intérêts pour les victimes de violences sexuelles liées aux conflits et aux crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité, Maître Mhyrhand Mulumba, coordonnateur régional du Fonds national des réparations en faveur des victimes (Fonarev) dans le grand Kasaï, a livré des propos éclairants sur la genèse, les objectifs et les attentes de cette initiative cruciale.
Maître Mulumba a d'emblée rappelé le contexte douloureux qui a motivé la tenue de ce colloque : "Il était question, comme vous le savez exactement, que la région du Kasaï était le théâtre de plusieurs conflits, qui ont endeuillé plusieurs vies humaines". Face à ces tragiques événements et à leurs séquelles persistantes, la direction générale du Fonarev, sous l'égide de Monsieur Patrick Fata, a manifesté une volonté ferme de "colmater toutes les brèches" en collaborant étroitement avec d'autres directions, notamment celle de la justice.
L'organisation de ce colloque s'inscrit dans une série d'activités visant à une "réflexion à haute voix" menée conjointement avec les forces vives de la province du Kasaï. L'objectif, selon Mhyrhand Mulumba, est de passer en revue toutes les questions épineuses qui ont engendré des souffrances considérables dans cette partie de la République, et de formuler des solutions concrètes et des recommandations susceptibles d'être prises en compte par la direction générale du Fonarev, afin d'impulser un changement profond et durable.
Interrogé sur ses premières impressions quant au degré de participation lors de cette première journée du colloque, Maître Mhyrhand Mulumba s'est montré particulièrement enthousiaste : "Je suis très enthousiasmé de constater effectivement que tout le monde est à la hauteur, notamment les conférenciers..." Il a souligné l'importance de cette première journée pour familiariser le grand public, "notamment toutes les couches confondues", avec la mise en place du cadre légal et institutionnel fondamental qui régit l'action du Fonarev.
Le coordonnateur régional a tenu à préciser que le Kasaï a été ciblé comme une "Province jugée pilote" en raison de la gravité et du caractère systématique des violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire qui y ont été perpétrées.
Concernant la sélection des participants à ce colloque, Maître Mulumba a expliqué que la représentation provinciale était une priorité. Il a souligné l'importance de la présence des députés provinciaux, "les personnes mieux placées qui ont cette possibilité de faire la grande diffusion dans leur base respective." Outre les élus, le Fonarev a également convié des membres du gouvernement provincial, les autorités coutumières, "surtout le gardien de la tradition," ainsi que les responsables des différentes chaînes de division concernées, notamment la justice et les droits humains. Les services membres du conseil provincial de sécurité et d'autres "forces vives" de la province ont également été associés à cette initiative.
Félix Mulumba Kalemba