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PROCES COUP D'ETAT MANQUE : Jean-Jacques Wondo retrouve la liberté après neuf mois de détention
Il peut enfin humer l'air de la liberté ! Jean-Jacques Wondo, expert militaire d'origine Rd-congolaise, a été libéré après plus de neuf mois de détention dans la prison militaire de Ndolo à Kinshasa. Cette libération, intervenue mardi 04 février, marque la fin d'un long cauchemar pour celui qui avait été accusé de conspirer un "coup d'État manqué" en mai 2024.
Après plusieurs semaines de négociations diplomatiques entre la Belgique et la République Démocratique du Congo (RDC), Jean-Jacques Wondo pourra désormais regagner la Belgique.
Il peut désormais se tourner vers l'avenir, loin des murs de la prison de Ndolo où il a pu passer environ 280 jours. L'expert militaire, condamné à la peine de mort en septembre 2024, après avoir été reconnu coupable de "conception" du coup d'État avorté du 19 mai 2024, a toujours nié son implication.
Ce putsch, qui visait des cibles stratégiques comme la résidence du président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe et le Palais de la Nation, avait échoué de manière dramatique, avec la mort du principal instigateur, Christian Malanga, durant l'intervention des forces armées congolaises.
" Un procès politique se règle par la voie politique ou diplomatique. Le juge judiciaire acquitte en cas d'absence des preuves de culpabilité, mais le juge politique condamne même sans preuves. Alors qu'en droit, il vaut mieux acquitter mille coupables que de condamner un seul innocent", a déclaré Me Carlos Ngwapitshi, auprès de nos confrères d'ACTUALITE.CD après la libération de son client.
Wondo avait vu sa condamnation confirmée en appel à la fin de janvier 2025, et son dernier espoir résidait dans une possible intervention de la Cour de cassation.
Certains observateurs estiment que cette libération a été en partie dictée par des considérations géopolitiques. La RDC, en quête de soutiens internationaux pour faire entendre sa voix dans les institutions mondiales et obtenir des sanctions économiques contre le Rwanda après l'entrée des terroristes du M23 et l'armée rwandaise à Goma, a pu voir dans cette décision un moyen de désamorcer une crise diplomatique.
L'affaire Wondo a captivé l'attention, en raison de la pression diplomatique exercée par la Belgique sur le gouvernement congolais. En effet, Bruxelles avait exprimé son mécontentement face à la condamnation de son ressortissant, jugée " injuste ".
La Belgique a rappelé son ambassadeur en RDC pour protester contre ce qu'elle considérait comme un manque de preuves crédibles à l'encontre de son ressortissant.
Cette action a semblé porter ses fruits, car les autorités congolaises ont finalement cédé sous la pression croissante.
Après avoir passé neuf mois dans les geôles congolaises, Wondo pourra enfin retourner en Belgique, où ses compatriotes se réjouissent de sa libération.
Christian-Timothée MAMPUYA