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Nord-Kivu : Le conseil territorial de Rutshuru déplore les massacres de masse et la famine imposée par les rebelles du M23-RDF
Le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, est la cible d'un drame humanitaire d'une ampleur alarmante. Depuis le 11 juillet dernier, les rebelles du M23-RDF-AFC sèment la terreur dans le groupement de Binza, où près de 296 personnes ont été sommairement exécutées dans plusieurs localités, notamment Kiseguro, Katwiguru, Kisharo, Busea, Congo, Kigaligali, Nyabanira, Gasave et Kihito.
Parmi les victimes figurent de nombreuses femmes et des enfants. Les assaillants ont pris pour prétexte de ces exécutions que les civils étaient affiliés aux FDLR. Une accusation non prouvée, mais utilisée comme prétexte aux massacres.
Les corps des victimes ont été retrouvés dans la rivière Rutshuru ou brûlés à l'intérieur de leurs abris improvisés. Certains cadavres sont restés exposés et en décomposition, proies des charognards. À cette tragédie s'ajoutent des vagues de recrutements forcés, estimés à plus de 315 jeunes enrôlés de force, dont une cinquantaine à Isha au 31 juillet. La situation est exacerbée par des arrestations arbitraires massives : hommes et femmes sont emprisonnés sans preuves, accusés d'appartenir aux groupes armés adverses.
Plus grave encore, les rebelles ont interdit à la population l'accès à leurs champs, plongeant des milliers de familles dans la famine.
Les habitants des villages de Nyabanira, Kisave, Kihito et Nyamitete ont été chassés de leurs maisons et se retrouvent en situation de déplacement, privés de nourriture, de soins et d'assistance humanitaire. "?Tu descends de deux mètres vers le champ pour chercher à manger, ta récompense, c'est la mort?", témoignent les rescapés.
En septembre 2024, plus de 300 personnes avaient déjà été massacrées à Kiseguru et Katwiguru, sans réaction internationale.
Le Conseil territorial de la jeunesse de Rutshuru condamne fermement ces crimes de guerre et violations du droit international. Il appelle l'Onu, l'Union africaine, la CIRGL et toutes les organisations internationales à diligenter une enquête indépendante et à sanctionner les auteurs de ces atrocités. "Le silence tue. Ne pas agir, c'est être complice", avertit le président du Conseil, Twizere Sebashitsi Patient, qui rappelle que "l'histoire jugera". FDA