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Mines : L’État récupère plus de 31.000 km² de territoire minier
C’est un véritable coup d’accélérateur que vient d’opérer le gouvernement dans la gouvernance minière. Hier lundi, le ministre des Mines, Kizito Pakabomba, a reçu des mains du directeur général du Cadastre minier (Cami), Popaul Mabolia Yenga, un rapport exhaustif sur l’assainissement du fichier cadastral national. À la clé : des résultats sans précédent dans la reconquête foncière du patrimoine minier congolais.
Selon ce document technique remis au ministre, l’État a récupéré pas moins de 594 titres miniers, jusque-là gelés, abandonnés ou irrégulièrement exploités. Par ailleurs, 210 droits ont été régularisés après de longues périodes de suspension pour cause de force majeure. Au total, 31 648 km² de territoire minier ont été réintégrés dans le giron national, une superficie équivalente à celle de la Belgique.
Cette opération d’assainissement constitue un jalon majeur dans la lutte contre l’opacité, la spéculation et l’occupation abusive des concessions minières. Elle envoie un message clair : le temps de la complaisance est révolu. Pour le ministre Kizito Pakabomba, cette reconquête n’est pas qu’une prouesse administrative, mais un pas décisif vers plus de transparence, de redevabilité et de performance dans un secteur longtemps miné par les pratiques opaques.
«Vertueuse, salutaire et irréversible»
L’initiative s’inscrit pleinement dans la vision du Président Félix Tshisekedi et dans la feuille de route de la Première ministre Judith Suminwa. Les deux ont fait de la bonne gouvernance minière un pilier central de leur action. Le ministre a salué la rigueur des équipes du Cami et appelé l’ensemble des institutions du secteur à s’aligner sur cette nouvelle dynamique, qu’il qualifie de «vertueuse, salutaire et irréversible».
À travers cette reprise de contrôle foncier, l’État congolais entend redonner de la valeur stratégique à ses ressources naturelles, assainir le climat des affaires et attirer des investisseurs sérieux. Il s’agit aussi de faire en sorte que les richesses minières profitent davantage aux populations et au développement national.
Un jalon de plus dans la construction d’un secteur minier plus éthique, plus efficace et véritablement au service du Congo.
Jérémie ASOKO