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Manœuvres d’atterrissage ou difficultés de décollage ?
Mystère autour de l’avion estampillé » commission paritaire » ! Va-t-il atterrir normalement ? Y a-t-il des raisons de redouter un crash durant les manœuvres d’atterrissage ? Ou même au sol ? Prieurs devant l’Eternel, les passagers rivalisent de versets pour implorer la grâce divine.
Fait troublant, d’autres voient le même avion continuer à faire infiniment le taxi sans parvenir à décoller. Panne technique ? Mauvais temps ? Incompétence dans le chef du commandant de bord ? Des questions sans réponse.
Dans les deux cas, le halo de mystère de cet avion que certains disent sur le point d’atterrir et que d’autres voient sur le tarmac demeure entier.
Cette métaphore » digne de l’effet Bombé » renvoie à la fameuse commission paritaire de l’Assemblée nationale chargée d’examiner les candidatures des membres de la CENI. Le speaker de la Chambre annonce qu’elle a bouclé sa mission. Et que la plénière va devoir se prononcer sur le travail abattu.
Devrait-on s’attendre à de la fumée blanche concernant le Président de la Centrale électorale à présenter au Président pour investiture ? Oui, si l’on en croit la dialectique développée par la majorité parlementaire.
Problème, l’opposition incarnée principalement par le FCC répète dans toutes les langues qu’elle n’a pas siégé au sein de la Commission. C’est archiconnu, il faut être deux pour danser le tango. Avec qui alors, les élus de l’USN ont constitué la commission paritaire ? Des électrons libres ou des députés de substitution non dument mandatés pour siéger ?
De prémisses bancales peut-on inférer une conclusion forte ? Pas besoin d’être crack en logique formelle pour deviner la réponse.
Sur cette base, même du fait d’une drôle de vision d’optique, le sort de l’avion battant pavillon » Commission paritaire » n’incite guère à de l’optimisme. Pour ceux qui voient l’appareil amorcer les manœuvres d’atterrissage, la probabilité d’un crash est élevée. Dans les airs ou une fois au sol. Comme dans l’alternative du diable, ceux pour qui l’avion n’a toujours pas décollé ne sont pas non plus du risque de voir l’engin volant terminer sa course hors de la piste.
A moins que cette vision d’optique soit entretenue par les deux camps pour gagner du temps. 2023 prenant de plus en plus les contours d’un épouvantail. Les uns étant devenus » hommes du passif sans être du passé » redoutent cette échéance couperet. Le pays de Cocagne n’étant pas pour demain. Les autres étant éloignés du pouvoir -et de toutes les facilités qui vont avec- ont beau jeu de se servir des textes et de la conjoncture pour…faire porter au gouvernement USN l’incapacité à organiser les élections dans le délai.
L’après-2023 devenant synonyme de » kif-kif « , formule pudique par laquelle le Maréchal Mobutu désignait le partage équitable et équilibré du pouvoir au sein de l’appareil d’Etat. José NAWEJ