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Le VPM Mukoko impose sa marque à l'économie nationale
Les longues files d'attente devant les stations-service appartiennent désormais au passé. L'essence est plus accessible, les prix du maïs reculent, et les recettes fiscales atteignent des sommets. En toile de fond, un homme : Daniel Mukoko Samba, vice-Premier ministre en charge de l'Économie, dont les réformes redessinent progressivement le quotidien des Congolais.
Revenu au gouvernement en juin 2024, le professeur Mukoko a engagé une série de mesures qui, un an plus tard, produisent des résultats tangibles. De la réduction spectaculaire de la facture pétrolière à l'explosion des recettes minières, son action commence à marquer de son empreinte la gestion économique du pays.
La baisse des prix d'essence: de 3.340 à 2.990fc
La baisse des prix des produits pétroliers constitue l'un de ses premiers succès. En octobre 2024, le gouvernement a réduit de 13 % le prix de l'essence et du gasoil à la pompe. Résultat : le litre d'essence est passé de 3 340 à 2 990 FC, tandis que celui du gasoil a chuté de 3 435 à 2 979 FC. Un an après, les tarifs demeurent stables.
La consommation a bondi de près de 50 % et la disponibilité du carburant s'est améliorée. SEP, l'un des principaux distributeurs, livre désormais entre 3 000 et 3 500 m³ à Kinshasa, contre 1 500 m³ auparavant.
Autre prouesse : la réduction des pertes et manques à gagner (PMAG) dus aux sociétés pétrolières. De 281 millions de dollars en 2023, la facture a chuté à 31 millions en 2024. Le président Tshisekedi lui-même a adressé ses félicitations à son ministre, saluant une économie de 250 millions de dollars pour le Trésor.
La réforme du processus d'acquisition de carburant par les entreprises minières a, elle aussi, changé la donne. Depuis juillet 2025, ces sociétés doivent déclarer leurs achats et s'acquitter de leurs obligations fiscales. En deux mois seulement, les recettes sont passées de 4 à 63 milliards de francs congolais, soit une progression de 1 560 %.
"Les entreprises doivent payer un prix juste. Les subventions ne peuvent pas continuer à les favoriser", a martelé Mukoko Samba. Cette mesure, qui vise à rediriger les subventions vers les ménages, marque une étape dans la lutte contre la fraude et les détournements dans le secteur pétrolier.
Stabilité du panier de la ménagère
Les réformes ne s'arrêtent pas au carburant. Grâce à un suivi rapproché des prix via l'application "Talo", le gouvernement a pu stabiliser le panier de la ménagère. À Kinshasa, plusieurs produits stratégiques comme le chinchard, le sucre et le poulet congelé affichent une tendance à la baisse.
Dans le Grand Katanga et le Grand Kasaï, le prix de la farine de maïs, aliment de base, a reculé de 1 à 15 % entre février et mai 2025. Likasi, notamment, bénéficie d'une logistique fluide et d'une proximité avec les zones de production, garantissant une meilleure stabilité des prix.
Les efforts du vice-Premier ministre ont trouvé un écho au-delà des frontières. En septembre 2024, le FMI a salué la gestion des subventions pétrolières, estimant que la RDC avait fait un pas décisif dans la réduction de sa dette vis-à-vis des sociétés pétrolières.
Mais ces résultats ne font pas que des heureux. Certains adversaires politiques cherchent à discréditer ces succès, craignant qu'ils ne renforcent la position du président Tshisekedi et de son Union sacrée à l'approche des prochaines échéances.
Pour l'heure, Daniel Mukoko Samba s'impose comme l'un des piliers économiques du gouvernement Suminwa. Ses réformes offrent à l'Union sacrée un argument de poids dans le débat politique : des chiffres concrets, visibles dans les stations-service, sur les marchés et dans les caisses de l'État.
Peu nombreux sont ceux qui, le 15 juin 2024, pariaient sur un tel résultat. Un an plus tard, les faits sont là : le vice-Premier ministre de l'Économie nationale a su imposer sa marque, transformant des réformes techniques en victoires palpables pour les Congolais.
Jérémie ASOKO