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Le SOS du Cardinal
Un lanceur d’alerte qui alerte d’abord sur son cas personnel. Un plaideur qui en arrive à plaider pour sa propre chapelle. Plaidoyer pro domo. Un gardien-du temple ?- qui crie au secours. Pas la peine de multiplier à l’infini ces paradoxes à la limite de l’oxymore pour prendre la mesure du SOS du Cardinal Ambongo.
Que le berger de l’Eglise catholique de Kinshasa déclare ne plus se sentir en sécurité là où se trouvent ses brebis suffit pour réaliser qu’il y a péril en la demeure. Il n’y a pas meilleur thermomètre du flottement ambiant que cette auto-alerte du chef de l’Eglise catholique de Kinshasa. Il n’y a pas meilleure illustration de la précarité-dangerosité des temps présents que cet aveu du dignitaire emblématique de l’épiscopat rd congolais. Il n’y a meilleure preuve du risque du saut dans l’inconnu, ou du plongeon dans le précipice que le glas de détresse du premier des pasteurs catholiques de Kinshasa.
Si du haut de son cardinalat, Fridolin Ambongo se sent en insécurité, que dirait alors le fidèle catholique de base? Et, plus généralement, le congolais lambda, ces sans-grades et sans- dents?
L’heure est donc grave. Plutôt d’exceller dans la course aux postures, la circonstance actuelle devrait convoquer le sens de l’intérêt général dans l’acception rousseauiste du concept. Lequel commande que des intérêts égoïstes, des calculs politiciens, des palliatifs à court terme dictés par l’horizon 2023 s’effacent au profit de l’impératif de la cohésion d’un pays sociologiquement complexe. Et socialement fragile.
Il est de la responsabilité de tous les protagonistes de la crise rampante de prendre le SOS du cardinal Ambongo pour ce qu’il est. A savoir, une sonnette d’alarme. Une alerte sur l’urgence qu’il y a à éviter la répétition -peut-être en pire encore – de cette histoire chaotique qui est le lot des Congolais depuis des décennies. L’expérience renseigne que l’histoire se répète là où on rechigne à tirer les leçons du passé. C’est le cas de la RDC qui a raté beaucoup trop de rendez-vous avec son destin- de grandeur – pour se permettre un flop de trop.
Le monde étant devenu un village planétaire -comme l’avait prophétisé le théoricien de la communication Mc Luhan-, pas sûr que le reste de la planète continue à assister, bras ballants, à la tragi-comédie zaïro-congolaise. Il ne faudrait pas que l’incurie d’une poignée de Congolais mette de l’eau au moulin de tous les charognards -visibles et invisibles- qui parient sur la décomposition de ce pays-continent.
Au fond, depuis la première guerre d’agression et de prédation sous couvert des rébellions-alibi, les planificateurs de la balkanisation et leurs relais utilisent moult subterfuges pour atteindre leur objectif stratégique. Y compris le …chaos politique. On en voit les prémices. Il n’est pire aveugle que celui ne veut pas voir. José NAWEJ