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Le bémol de Luanda
A la lecture du communiqué final du mini- sommet de Luanda, la tentation est grande de dire » alléluia « . Et pour cause, le cheval de bataille, que constituent la cessation des attaques du M23 contre les FARDC et surtout le retrait de ce mouvement rebelle des zones occupées, est repris expressis verbis dans la déclaration de la capitale angolaise.
S’acheminerait-on vers une victoire sur le tapis vert ? Visiblement oui, si l’esprit et la lettre du communiqué final de Luanda sont respectés. Ce qui n’est pas acquis encore moins gagné par avance.
Il n’empêche. Qui, à première vue, se formaliserait d’un pareil happy end étant entendu que le Chinois Sun Tzu, héraut de la stratégie militaire note que » l’art de la guerre c’est de soumettre l’ennemi sans combat » ? Et qu’un bon général est celui « qui a gagné la guerre avant de l’engager » ? Qui, à priori, ferait la fine bouche quand on sait à la suite de Machiavel que la fin justifie les moyens ?
Reste que la jurisprudence de cette déjà très guerre d’agression incite à la prudence. D’autant que derrière la cessation des hostilités et le retrait du M23 des localités conquises, il y a des discussions politiques sur lesquelles la « communauté internationale « , tous étages confondus, insiste. Quel en serait le contenu ?
Autrement dit, qu’obtiendraient les groupes armés en échange de » la paix des braves » ? Le tristement célèbre M23 serait-il » bénéficiaire « de la fameuse solution politique ? Auquel cas, cela ressemblerait au principe de Antoine Lavoisier selon lequel » rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme « .
Pis, on serait à rebours de la stratégie léniniste » d’un pas en avant, deux pas arrière « . Avec le risque de voir l’axe du mal -l’expression n’est pas empruntée- reprendre sous une forme et un autre format. Depuis le milieu des années 90, les adversaires apparents et réels du redressement régalien de la RDC dans ses frontières internationalement reconnues zigzaguent autour de leur fixation.
Comme pour la ou le covid-19, il y a risque de continuer d’aller de vague en vague. L’observance des gestes barrières- aussi stricte qu’elle soit- ne saurait endiguer l’épidémie. S’il permet de se prémunir contre les formes graves de la maladie, le vaccin non plus n’est pas une panacée.
Autant souligner dans tous les dialectes rd congolais que de Luanda (CIRGL), Nairobi (EAC), Addis-Abeba(UA), Bruxelles (UE), Washington ou encore de New York (ONU) ne sortiront tout au plus que des palliatifs à court terme. La solution réside dans la nécessaire capacité de la RDC à prendre en charge la défense de sa souveraineté et de son intégrité du territoire. Deux facteurs X pour l’indépendance du pays que l’on ne saurait faire sous-traiter indéfiniment au risque de demeurer ce que le sociologue Emile Bongeli appelle » un Etat-bébé « . José NAWEJ