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Le BCNUDH lance de la campagne nationale sur "l'esclavage sexuel
* L'agence onusiene lutte également en faveur de la protection des enfants issus de viols dans les conflits
Le Bureau conjoint des Nations Unies pour les Droits de l'homme a, au cours, d'un panel de haut niveau à Kinshasa, lancé officiellement la campagne nationale de sensibilisation contre l'esclavage sexuel et pour la protection des enfants issus de viol dans les conflits armés.
À travers cette campagne, le BCNUDH et ses partenaires entendent renforcer la sensibilisation, promouvoir la prévention de ces violations graves des droits humains et soutenir les efforts en faveur de la protection, de la dignité et de la réparation pour les victimes.
Le directeur du BCNUDH, Patrice Vahard, a fait savoir que les objectifs de cette activité sont entre autres, d'envoyer un message clair aux hommes, qui pensent pouvoir se cacher derrière le silence des femmes pour continuer à perpétrer des actes inacceptables. Selon lui, la situation sur le terrain est encore plus grave, appelant ainsi à ne pas toujours se focaliser uniquement sur les chiffres avancés par son institution.
Patrice V. est convaincu : "vous verrez que les statistiques trompent très souvent. En fait, cela représente le courage de celles qui parlent au nom de milliers de personnes qui ne sont pas notées. C'est pour cela qu'il ne faut pas s'accrocher aux chiffres. Une personne suffit, parce que derrière cette personne il y a aussi le stigma et le regard de cette société, nous tous, notre regard. Après qu'elle ait témoigné", sera-t-elle acceptée ? C'est pour toutes ces femmes-là qu'on s'est dit qu'il fallait commencer le mois de mars avec courage, parce que la première réponse ne doit pas être le silence et l'indifférence. Nous allons poursuivre cette campagne, pas du BCNUDH) encore moins des Nations Unies, mais en co-création".
Pour sa part, Mme Micheline Ombae Kalama, ministre du Genre, Famille et Enfant a indiqué à travers une vidéo projetée : " ces enfants vivent trop souvent dans l'ombre de la stigmatisation, du rejet et de l'oubli, pourtant malgré eux le poids d'un crime dont ils sont pourtant les premières victimes".
Toutefois, elle a reconnu que ces enfants et ces femmes ont droit à la dignité, à l'identité, à la protection et à un avenir. Avant de préciser: " la stigmatisation dont ils font l'objet constitue une violence supplémentaire, une injustice que la conscience collective ne peut plus tolérer".
C'est ainsi qu'elle a expliqué : " c'est pourquoi, aujourd'hui, nous lançons une campagne nationale essentielle : mettre fin aux violences sexuelles liées au conflit et protéger les enfants nés du viol en République démocratique du Congo. La violence sexuelle est un crime de guerre. Elle est une offense à l'humanité, une atteinte intolérable à la dignité de notre nation. À travers cette campagne, le gouvernement de la République réaffirme sa détermination à renforcer la prévention, la protection des survivantes et des survivants, l'accès à la justice et la mobilisation de toute la société".
Lors de ce panel, des représentants des services étatiques, des agences des Nations unies œuvrant dans le secteur de la femme et de l'enfant, des organisations de femmes et d'enfants ainsi que d'autres organisations ont après échanges sur les données disponibles concernant l'esclavage sexuel et les enfants nés du viol pendant les conflits.
Ensuite, les panélistes ont formulé quelques recommandations et se sont engagées pour mener des actions collectives afin de défendre les droits des femmes et des enfants en RDC.
Enfin, un rapport publié récemment par le BCNUDHU fait un bilan humain dévastateur en 2025. Ce bureau onusien a documenté 887 cas de violences sexuelles ayant affecté 1. 534 victimes, dont une majorité écrasante de femmes (854) et de filles (672), selon un communiqué de presse.
Pour le BCNUDH, l'Est du pays demeure l'épicentre de cette tragédie, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu concentrant à eux seuls près de 80% des victimes documentées.
L'agence onusiènne note que les groupes armés sont responsables de 75 pour cent des victimes, avec le Mouvement du 23 mars (M23) en tête (439 victimes), suivi de groupes Wazalendo, de la Coopérative de développement du Congo (CODECO), divers groupes Maï-Maï, des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et des Forces démocratiques alliées (ADF). Mathy Musau