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La deuxième phase de l’atelier de renforcement des capacités des hauts cadres gouvernementaux sur l’évaluation “Executive Course for Evaluation Leaders (EXCEL)” s’est clôturée le 24 avril 2026 à…
Clôture de la deuxième phase de l'atelier sur l'Excel : Cap sur une culture nationale de l’évaluation
La deuxième phase de l’atelier de renforcement des capacités des hauts cadres gouvernementaux sur l’évaluation “Executive Course for Evaluation Leaders (EXCEL)” s’est clôturée le 24 avril 2026 à Kisantu dans la province du Kongo central.
Organisée par l’Université nationale de Singapour avec le soutien du ministère du Plan et de la Coordination de l’aide au développement et de l’Unicef, la formation s’est inscrite dans la dynamique des réformes visant à améliorer la performance de l’action publique, renforcer la redevabilité et promouvoir une gestion axée sur les résultats.
L’atelier, structuré en deux sessions du 24 au 29 novembre 2025 puis du 19 au 25 avril 2026, a réuni des experts et hauts cadres issus de plusieurs institutions, notamment la Présidence, la Primature, les ministères sectoriels, le Parlement, la Cour des comptes, le Conseil économique et social, l’Institut national de la statistique, ainsi que des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Des représentants de la République du Niger ont également pris part aux travaux
Outils sur les fondamentaux de l’évaluation
Durant cinq jours, les participants ont été outillés sur les fondamentaux de l’évaluation, la théorie du changement, la gestion des risques, l’utilisation des résultats, ainsi que les stratégies de communication et de suivi des recommandations. Les échanges ont aussi porté sur l’innovation organisationnelle, les systèmes d’évaluation simples et complexes, ainsi que les expériences comparées de pays comme le Sénégal, le Niger et la RDC.
Au terme des travaux, les participants ont consolidé leurs compétences techniques et managériales, élaboré des plans d’actions institutionnels et identifié les principaux défis liés à la mise en place d’un système national d’évaluation en RDC. Dans cette dynamique, ils ont recommandé au Gouvernement d’activer la mise en place d’un cadre légal et réglementaire rendant l’évaluation obligatoire et contraignante, ainsi que d’accélérer l’élaboration et l’adoption de la Politique nationale d’évaluation 2025-2030.
Ils ont, en outre, appelé les partenaires techniques et financiers à appuyer les initiatives nationales de renforcement des capacités en évaluation et à accompagner le processus d’institutionnalisation de cette démarche dans le pays.
Clôturant les travaux, le Secrétaire général au Plan, Daniel Epembe, a insisté sur la nécessité pour chaque service d’organiser des séances de restitution afin de vulgariser cette approche encore méconnue.
L’évaluation, un outil de souveraineté nationale
Il a salué l’engagement des participants et la qualité de l’encadrement assuré par les partenaires académiques.
“Les certificats que vous recevez aujourd’hui incarnent votre capacité à faire de l’évaluation un outil de souveraineté nationale, de performance publique et de redevabilité envers nos concitoyens”, a-t-il déclaré.
Du côté des participants, l’enthousiasme est également perceptible.
“Cette formation a été un véritable exercice de renforcement des capacités des leaders”, a confié Cléophas Malaba.
Il a évoqué notamment le projet d’instauration d’une Journée nationale de l’évaluation et la mise en place d’une équipe de pionniers.
Par ailleurs, Drenia Odette Joséphine, participante et cheffe de division au Sénat, a affirmé avoir désormais une vision claire de l’évaluation :
“Cette formation a levé beaucoup de zones d’ombre et m’a permis de faire la distinction entre le suivi et l’évaluation”.
Représentant les partenaires techniques et financiers, Mme Odette de l’Unicef, a salué une étape décisive vers le renforcement du leadership institutionnel en matière d’évaluation, soulignant que cette dynamique traduit une volonté croissante de transformer les analyses en actions concrètes au sein de l’administration publique.
À l’issue de cet atelier, les participants ont exprimé leur gratitude envers le Gouvernement, les partenaires techniques et les formateurs, tout en s’engageant à faire de l’évaluation un levier central du développement en RDC.
Un certificat a été décerné à chaque participant, sanctionnant la fin de la formation.
Tricya MUSANSI