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Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
Un langage caractérisé par…
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Le gouvernement congolais interdit la navigation des baleinières en bois sur l’ensemble du territoire national à partir du 15 novembre 2026. La décision a été annoncée mardi 6 octobre par le vice-…
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Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
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*Les ex-Kulunas passent de la délinquance aux chantiers de l’avenir
La campagne «Pas d’écoles publiques sans bancs» poursuit son déploiement à Kinshasa. Quatre établissements scolaires de…
Déstabilisation du Mali : le poids du voisinage
L’analyse des conflits mondiaux révèle une constante géopolitique : le rôle pivot du voisinage dans les dynamiques des conflits. Si le voisin peut être un médiateur de paix, il s’avère bien souvent être l’artisan de l’embrasement des tensions. À la lumière de cette vérité, cynique mais bien réelle, que la déstabilisation actuelle du Mali ne peut être considérée uniquement comme une crise interne.
Dans ce contexte, l’Algérie occupe une place centrale parmi les facteurs extérieurs aggravant la crise malienne. Qu’il s’agisse de ses accointances avec les Touaregs, de son positionnement diplomatique actuel vis-à-vis des autorités de Bamako, ou encore son soutien tacite aux opposants du pouvoir en place, la position d’Alger apparaît comme un facteur de tension qui fragilise la stabilité du pays.
L’offensive sans précédent dont souffre le Mali, marquée par une alliance entre les rebelles du Front de Libération de l’Azwad (FLA) et le Groupe de Soutien à l’Islam et aux musulmans (JNIM), la branche d’Al-Qaïda au Sahel, ne fait qu’envenimer la situation et menacer la stabilité de l’ensemble du Sahel.
Un autre grief majeur pointant la responsabilité d’Alger dans la déstabilisation du Mali réside dans son implication présumée, qu’elle soit tacite ou active, dans le blocus économique orchestré par le JNIM. En contribuant à l’asphyxie des populations et à l’érosion de l’économie nationale, cette posture accentue délibérément la pression sur les autorités de Bamako.
Il va sans dire que la crise actuelle au Mali ne saurait rester confinée à ses seules frontières nationales. Cette dynamique délétère risque de déclencher un véritable effet domino, où l’ensemble de la sous-région pourrait être atteint par la contagion sécuritaire. Au-delà de l’Afrique de l’Ouest, l’instabilité malienne pèserait lourdement sur le Maghreb, dans le sens où une aggravation de la crise alimenterait inévitablement les réseaux de migration irrégulière ainsi que les trafics transnationaux d’armes et de drogue. Et à terme, cette fragilité sahélienne devient un facteur de pression supplémentaire sur l’espace euro-méditerranéen.
Face à ce défi, dont les répercussions dépassent les frontières maliennes, la communauté régionale doit impérativement adopter une approche sans ambages. La priorité doit donc de soutenir l’intégrité territoriale du Mali et de refuser toute complaisance envers les groupes terroristes ou séparatistes, et surtout empêcher l’instrumentalisation des groupes armés à des fins géopolitiques. Ces mesures demeurent les seuls remparts capables de prévenir un foyer durable de déstabilisation régionale. M.E