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La Fondation Pakadjuma Résilience remet des certificats en alphabétisation à plus de 50 femmes de Pakadjuma
La Fondation Pakadjuma Résilience a remis, le samedi 9 juillet, des certificats de réussite à plus de 50 femmes habitant Pakadjuma, un bidonville réputé pour le nombre élevé des professionnels du sexe, au quartier Kingabwa, à Limete.
Elles ont suivi gratuitement, pendant près d’une année, une formation en alphabétisation fonctionnelle, combinée avec des leçons d’économie domestique et d’éducation sexuelle.
« Grande est ma joie ce jour de voir que ces femmes qui ont appris le b.a.-ba de l’alphabétisation, peuvent maintenant lire et écrire« , a déclaré, satisfaite, Me Eliane Kibubi, coordonnatrice de cette Fondation.
« En éducation sexuelle, ces « héroïnes « , comme elle l’aime les appeler, ont appris notamment la planification familiale. En économie domestique, ces femmes ont aussi appris entre autres à faire des dépenses de manière rationnelle. Avec l’aide des partenaires, certaines d’entre-elles ont déjà commencé à exercer le commerce de pains ou des jus« , a-t-elle ajouté.
Hormis ces femmes, une dizaine d’hommes et deux petites filles âgées de 10 ans, sont venus à la formation apprendre à lire et à écrire.
« Je suis fort aise de voir ces deux jeunes élèves achever la formation. Cela leur a permis d’améliorer la lecture et l’écriture », s’est réjoui le n°1 de la Fondation Pakadjuma Résilience.
« Nous ne savions rien avant de débuter l’alphabétisation. Maintenant, nous avons appris à lire et à écrire« , ont déclaré joyeuses unanimes les deux fillettes, leurs certificats en mains.
Changer l’histoire des femmes de Pakadjuma
Touchée par le courage des femmes de Pakadjuma, déterminées à changer leur mode de vie, Tina Salama, porte-parole adjointe du chef de l’Etat Félix Tshisekedi, s’est proposé d’être la porte-parole de ces femmes auprès de certains décideurs.
« Nous allons porter leurs voix à l’autorité suprême ainsi qu’à d’autres autorités pour changer l’histoire de Pakadjuma« , a-t-elle promis.
La cérémonie de remise de certificat consacre la fin de la première phase de formation débutée en août 2021.
Lancement de l’opération « Eko simba kaka »
L’occasion était propice aussi pour lancer l’opération « Eko Simba Kaka » (entendez ça va aller). Une campagne destinée à récolter des fonds qui seront affectés à la mise en œuvre d’un programme d’apprentissage et d’accompagnement des femmes associées au commerce du sexe au quartier Pakadjuma.
Par la campagne « Eko Simba « , l’asbl compte assister au moins 35 femmes dans les techniques d’apprentissage en coupe et couture, pâtisserie et savonnerie. Elles pourront, après la formation au centre de formation professionnelle, devenir propriétaires d’activités génératrices de revenus et ainsi, réduire leur dépendance à l’égard du commerce du sexe.
« Si nos partenaires mettent la main dans la poche, le centre ouvrira ses portes au début du mois d’août prochain« , a conclu Eliane Kibubi. Aimé TUTI/CP