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La Corée du Sud prendra le mois prochain la présidence tournante du CSNU
SEOUL/NEW YORK, 24 mai (Yonhap) — La Corée du Sud assurera la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) à partir du mois prochain pour la première fois en une décennie, a fait savoir jeudi l’ambassadeur de Séoul auprès de l’ONU, Hwang Joon-kook, en dévoilant le plan de chercher à mener des discussions approfondies sur la cybersécurité et d’autres questions mondiales.
Lors d’une rencontre avec la presse, Hwang a déclaré que la Corée du Sud, membre non permanent du CSNU, assumerait la présidence pendant un mois, un poste occupé à tour de rôle par les 15 Etats membres du Conseil sur une base mensuelle. La dernière fois que Séoul avait la présidence du CSNU remonte à mai 2014.
En décrivant la présidence comme un rôle «important» dans la coordination du programme du CSNU, Hwang a indiqué que la Corée du Sud serait prête à convoquer une réunion du CSNU en cas de provocations nord-coréennes, si cela est nécessaire.
«Le pays assurant la présidence a l’autorité première de prendre des décisions sur les sujets dont le CSNU discutera et la manière (dont les discussions sont menées) à travers des consultations avec les Etats membres», a déclaré aux journalistes Hwang. «Ce rôle est donc important étant donné qu’il peut affecter la direction des discussions sur de grandes questions mondiales et l’opinion internationale», a-t-il ajouté.
L’ambassadeur a poursuivi qu’au cours de sa présidence, la Corée du Sud chercherait à organiser des discussions de haut niveau sur la cybersécurité, un sujet sur lequel Séoul se focalise en raison de l’évolution des menaces nord-coréennes dans le domaine de la sécurité. Le ministre des Affaires étrangères Cho Tae-yul projette de présider la réunion.
«Les cyberactivités malveillantes dont les cyberattaques contre des infrastructures clés et les vols de données civiles et d’actifs virtuels ont une nature transnationale», a noté Hwang. «C’est une menace sécuritaire à laquelle toutes les nations sont confrontées, qu’elle soit un pays développé ou un pays en voie de développement, qu’elle soit un pays occidental ou non occidental, un Etat démocratique ou autoritaire.»
Malgré l’importance de la cybersécurité, le sujet n’a pas fait partie de l’ordre du jour officiel du CSNU et n’a été discuté non plus sur une base régulière au sein du Conseil, a fait remarquer Hwang.
Le projet de Séoul pour des discussions sur la cybersécurité est intervenu alors que Pyongyang se reposerait de plus en plus sur les outils en ligne pour contourner les sanctions internationales et générer des revenus dans le but de financer ses programmes d’armes de destruction massive.
Pendant sa présidence, la Corée du Sud cherchera aussi à tenir des discussions publiques sur le thème «Enfants et conflits militaires» à la demande du secrétariat de l’ONU. «Nous sommes en train de chercher la participation de l’ancien secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, au nom des «Aînés»», a dit Hwang en faisant référence à un groupe international de personnalités publiques incluant des défenseurs de la paix et des droits de l’Homme.
Le diplomate a fait part de son espoir de voir la prochaine présidence de la Corée du Sud contribuer aux efforts du pays visant à élargir son horizon diplomatique et à devenir un «Etat pivot mondial», un terme mettant en avant l’aspiration du pays d’Asie du Nord-Est à apporter davantage de contributions au monde.