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IGF, trop de communication tue la communication
Où que l’on tourne le regard, on voit l’Inspection Générale des Finances (IGF). Où que l’on tende l’oreille, on entend Jules Alingete Key. Ce n’est pas à ce crack en finances publiques que l’on apprendra que trop d’impôt tue l’impôt. Paraphrasant ce dicton, on peut soutenir que trop de communications frelate, voire tue la communication. Celle-ci étant un couteau à double tranchant. Elle charrie le meilleur et le pire. Tout dépend de l’usage que l’on en fait et du dosage.
Certes, personne ne peut reprocher à l’IGF et à son désormais très médiatique et médiatisé Jules Alingete de communiquer. Pas plus qu’il ne serait venu à l’idée d’aucun « spin doctor » de déconseiller à l’Inspecteur général-chef de service la règle d’or de la communication. A savoir « le bien faire et faire savoir » .
Le hic, c’est de ne pas trop en faire. En la matière, la sur médiatisation des activités de l’IGF et de son patron fait courir le risque à ce service d’élite de s’installer dans la polémique ambiante. Pis, de faire partie de l’écosystème médiatico-politique bien de chez nous.
Avec le risque-dans le risque- de voir le nécessaire travail de traque de traçabilité de l’argent public être assimilé à une démarche politicienne, destinée à disqualifier ceux des acteurs qui se trouvent du mauvais côté de la barrière. En ce temps aussi lourdement que fortement suspect , pas besoin de la moindre exégèse pour identifier dans cette logique les potentiels sacrés clients de l’IGF.
Pas étonnant que les traqués crient – à tort ou à raison – à la » chasse aux sorcières« , aux » règlement des comptes « , à la » mise à mort politique « . Une chanson universellement connue. Le tout, ici comme ailleurs, est d’éviter que ce refrain ait l’air de sonner vrai. En l’occurrence, l’overdose sur le front de la communication pourrait faire le lit d’un autre mot : » acharnement« . Une vraie ligne de crête.
La controverse en cours sur les détenteurs présumés, putatifs et même réels des cartes de crédit Visa montre à quel point il est nécessaire pour le numéro 1 des inspecteurs des finances de ne pas sacrifier l’action sur l’autel de la communication-spectacle. Car, investigation et médiatisation à outrance font rarement bon ménage.
José NAWEJ