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Haut-Katanga : des motocyclistes indexés dans une affaire de vol de téléphones
Le phénomène de vol de téléphones des passagers par des hommes assimilés aux motocyclistes exerçant dans le transport en commun, prend corps et toute sa forme dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga.
Selon plusieurs témoignages parvenus à Forum des As, des gens non identifiés sillonnent régulièrement les artères du centre-ville et des périphéries, notamment les quartiers Bel-Air, Lumumba, surtout sur l’avenue du 30 juin, et Zambia, sur des motos, aux heures vespérales, pour ravir les téléphones portables ou les sacs des piétons. Les victimes sont souvent des femmes, des jeunes filles et des jeunes garçons.
Dans leur mode opératoire, le conducteur de la moto transporte derrière lui un homme apparenté à client. Celui-ci va procéder au vol de téléphones de ceux qui ne sont pas vigilants. Cette pratique atteint un niveau inquiétant et préoccupant dans le chef des habitants qui s’interrogent sur la sécurité de leurs biens quand ils sont en pleine marche.
David Mwamba, marié et père de trois enfants, est motocycliste depuis l’Université, il opère sur l’axe du 30 juin coin Kimbangu. Il se défend, estimant qu'il travaille afin de subvenir aux besoins de sa famille et non pour voler.
«C’est un boulot que je fais, je me lève le matin, je laisse ma femme et mes enfants, je viens chercher. Nous les motards, nous ne sommes pas des voleurs, nous faisons notre travail et nous acceptons ce que Dieu nous donne», s'est-il défendu en dénonçant cet acte ignoble.
Pour Papy Kalambayi, rencontré sur le même arrêt, cette affaire de vol sur moto inquiète même les motards. Il dénonce l’infiltration de leur métier par des voleurs qui ont l’objectif de s’accaparer les biens des paisibles citoyens en salissant les motocyclistes.
«Cette histoire nous inquiète également. Tel que nous travaillons, nous sommes des responsables. Je donne l’exemple des gens qui s’habillent en tenue militaire pour cambrioler : les victimes vont dire que ce sont des militaires qui ont volé, pourtant ce sont des infiltrés», a-t-il déclaré en ne doutant pas de la recrudescence de phénomène de vol parmi les gens roulant sur des motos. «Il y a des voleurs qui utilisent des motos pour accomplir leurs missions», a-t-il précisé.
Un conducteur de moto rencontré devant l’Université Protestante de Lubumbashi révèle que ces malfrats viennent des communes de Kenya et de Katuba, ainsi que des quartiers comme Kalebuka et Bongonga. «Ils ont souvent deux sur la moto et c’est celui qui est derrière qui exécute l’opération. Mais ce sont les motards qui seront pointés du doigt», a-t-il dénoncé.
Les motocyclistes affectés au secteur des transports en commun au chef-lieu du haut-Katanga, sont identifiables à partir de leurs arrêts et des documents que leur délivre leur corporation. Ils déplorent, par ailleurs, cette pratique qui vise à ternir l’image des motards et discréditer leur métier.
Patient Mubiayi MBY,
à Lubumbashi