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Formation du gouvernement, élection des gouverneurs…, Union sacrée de la nation: est-ce la fin ?
Actuellement, des tensions sont perceptibles dans les regroupements et partis politiques membres de l’Union sacrée de la nation (USN) depuis le dépôt des candidatures aux postes de gouverneurs et vice-gouverneurs, et l’annonce de la formation imminente du gouvernement.
Concernant l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs, la plupart des candidats indépendants sont ceux qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas été présentés par leurs regroupements et partis politiques.
Des voix s’élèvent pour les taxer d’indisciplinés pour n’avoir pas voulu se soumettre à la volonté de leurs hiérarchies. Comment pouvons-nous faire confiance à ce genre de politiciens pour diriger nos provinces ? Car, pour eux, c’est le pouvoir pour le pouvoir, quel qu’en soit le prix.
Ce sont malheureusement ces candidats indépendants qui sont soupçonnés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le Procureur général de la République (PGR) de vouloir corrompre les députés provinciaux. C’est pourquoi, ils sont sous l’œil du cyclone.
S’agissant de la formation du gouvernement, le climat n’est pas non plus bon à l’intérieur des regroupements et partis politiques depuis que la Première ministre a demandé à leurs leaders de lui communiquer trois noms des ministrables. Du coup des susceptibilités se sont faites jour, et la méfiance entre les présidents et leurs troupes s’est exacerbée.
Dans le même registre, il n’est un secret pour personne que l’élection des membres du perchoir de l’Assemblée nationale met à mal l’harmonie au sein de la plate-forme présidentielle. Sur les six postes réservés à l’USN, les tractations sont houleuses pour désigner les heureux élus.
Ce décor, tel que nous venons de le décrire, n’augure pas des lendemains meilleurs et pour l’USN et pour les partis et regroupements politiques de cette structure. Ça sent le roussi. Nous risquons d’assister à des défections en cascade et des reniements spectaculaires dans les semaines qui suivent.
À la base de cette situation, il y a tout d’abord le pullulement des partis et regroupements politiques qui caractérisent le zoo politique congolais où chacun tient à tout prix à arracher une partie du gâteau national.
S’il n’y arrive pas, il devient un super aigri capable du pire. Le cas du candidat malheureux du MLC aux législatives nationales, Jean-Jacques Mamba est encore frais dans nos mémoires pour que nous ne puissions pas en faire allusion.
Un autre grand danger qui menace la plate-forme créée par Félix Antoine Tshisekedi concerne la mauvaise répartition géopolitique des postes. Les nominations opérées lors du premier mandat du président de la République réélu ont suscité beaucoup de frustrations, certains politiciens ayant trouvé que leurs coins ont été totalement marginalisés.
Ce problème constitue-t-il une des erreurs que le chef de l’Etat a promis de corriger pendant son second et dernier mandat ? Nous le saurons dans les jours à venir.
En tout état de cause, nous devons reconnaître que la RDC a une classe politique atypique. S’il n’y a pas un véritable changement qui s’opère dans la mentalité de ses acteurs, nous ne pouvons pas nous attendre à des avancées significatives en RDC dans le sens du développement socio-économique. Muke MUKE