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Enseignant : Salaire en hausse, pouvoir d’achat toujours en berne
Il n’y a évidemment pas plus qualifié que le ministre de l’EPST pour assurer le service après-vente de la rentrée scolaire. En l’occurrence, il est dans l’ordre normal voire naturel des choses que le ministre Mwaba voie le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. En politique sans doute plus qu’ailleurs.
Sur le plan factuel, chiffres en bandoulière, le ministre de l’EPST fait état de l’augmentation du salaire de l’enseignant. Comme dans un numéro « pièce contre pièce« , le patron de l’EPST met en parallèle ce que touchait l’instituteur jusqu’en 2018 et ce qu’il gagne maintenant. Il faudrait une dose anormalement élevée d’antifatshisme primaire pour ne pas reconnaitre le bond effectué par le barème salarial. « Les faits sont têtus« , dixit Lénine.
Seulement voilà, si les chiffres ne mentent pas, il arrive qu’on leur fasse dire ce qu’ils n’indiquent pas. Surtout si on ne les met pas en rapport avec le réel, histoire de le contextualiser. Ainsi, naissent des chiffres désincarnés ou hors-sol.
En clair, la meilleure façon de communiquer sur l’ordinaire de l’enseignant est de considérer le pouvoir d’achat avant et après l’augmentation du salaire. Que valaient les 135.000 FC par au dollar et que représentent les 425.000 FC à l’aune du taux de change sur le marché parallèle ?
Une fois ce ratio établi, même le modeste littéraire s’aperçoit que si elle n’est pas nominale, la hausse est marginale. Si sur papier, le salaire de l’instituteur a effectué un saut quantitatif, le bond qualitatif n’est pas encore au rendez-vous. L’enseignant comme le reste des fonctionnaires est toujours scotché à la précarité. Comble de paradoxe, décriée, bannie et honnie avec raison, la fameuse prise en charge apparaît même comme le moindre mal pour nombre de parents soucieux de voir leurs enfants être encadrés par des enseignants…motivés.
Moralité, la gratuité ne devrait pas devenir ce cache-misère que l’on brandit pour se donner bonne conscience alors que la situation de l’enseignant n’a pas fondamentalement changé. José NAWEJ