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Vendredi 7 mai 2021 - 07:08

Elections 2018: le rôle ambigu de Washington

*Vivement des réformes électorales consensuelles pour ne pas retomber dans les irrégularités de 2018, conseille un analyste.

Où on reparle des élections de décembre 2018. Et pour cause, un site d’information américain, foreign policy.com, revient sur le rôle des Etats-Unis dans la proclamation de la présidentielle rd congolaise qui a donné lieu à une controverse électorale majeure. Un contentieux qui a vu l’Eglise catholique, nombre de capitales occidentales et africaines  ne pas reconnaître les résultats proclamés par la CENI, au motif que c’était plutôt l’opposant Fayulu qui était arrivé en tête. Sans refaire l’histoire de cette saga électorale, ce site d’infos révèle les tenants et les aboutissants de la position  » changeante  » de Washington. « Forum des As » livre la substance de l’article de ce média américain.

Soutenir les réformes électorales de grande envergure

A en croire cette publication, les États-Unis, la puissance occidentale la plus influente en RDC, auraient pu déterminer que les résultats des élections annoncés n’étaient pas crédibles. Pour cela, pense l’analyste, « les Américains auraient pu travailler avec des partenaires européens et des gouvernements régionaux concernés (en particulier, le Rwanda, l’Angola, le Congo-Brazzaville et une Afrique du Sud hésitante) pour presser soigneusement le président Joseph Kabila de négocier une solution politique avec Fayulu et Tshisekedi« .

D’après le célèbre média américain, les États-Unis n’ont pas soutenu les déclarations de la Grande-Bretagne, de la France, de la Belgique et de l’Allemagne lors de la réunion du 11 janvier 2019 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Ces dernières ont, en effet, appuyé l’appel de la CENCO  qui exhortait la CENI à publier les résultats de chaque bureau de vote afin de vérifier officiellement le décompte global.

Foreign Policy rappelle que, lors d’une conférence de presse conjointe le 22 janvier 2019, les représentants de l’UE et de l’UA ont froidement « pris note » de la décision de la Cour, indiquant qu’ils continueraient à travailler en étroite collaboration avec le pays.

Le lendemain, un communiqué de presse du Département d’État sonnait tout à fait différemment : « Les États-Unis se félicitent de la certification par la Cour constitutionnelle congolaise de Félix Tshisekedi comme prochain président« . Tout en encourageant le nouveau gouvernement à être inclusif et à « traiter les rapports d’irrégularités électorales« , Washington a salué « un transfert pacifique et démocratique du pouvoir », louant Kabila en tant que premier président de la RDC à « céder le pouvoir pacifiquement par un processus électoral« .

Cap sur l’avenir. La diplomatie américaine peut aider à faire en sorte que les dirigeants politiques sachent qu’ils devront répondre au peuple lors des élections de 2023. La diplomatie américaine devrait donc soutenir les propositions actuelles de réformes électorales de grande envergure, y compris la dépolitisation et la transparence de la CENI, et déclarer son intention d’envoyer des observateurs du Congrès et autres observateurs électoraux pour soutenir les congolais.

Règlement politique négocié inclusif

Dans la crise congolaise, l’analyste estime que « les diplomates de carrière de haut niveau à Washington n’ont pas non plus posé les bonnes questions sur l’analyse de l’ambassade sur les élections. Il est d’avis qu’ils ont prisé la « stabilité » à court terme – à savoir la prévention de la violence, y compris la tentative du président Kabila de rester au pouvoir – en défaveur des progrès démocratiques à long terme.

Bien que possédant une vision plus large des réactions africaines à la crise que l’ambassade, ils n’ont pas essayé de s’associer avec des acteurs régionaux et européens mécontents pour faire pression sur Kabila en faveur d’un règlement politique négocié inclusif.

Les regards sont désormais tournés vers l’administration Biden. Si celle-ci souhaite « défendre la démocratie dans le monde« , en particulier dans les rares cas où des transformations spectaculaires sont réalisables, elle doit s’assurer que ses principaux responsables de la politique étrangère et ses diplomates de carrière soient conscients et récompensés, de faire de la démocratie une haute priorité. Elle doit habiliter les diplomates à mieux servir les objectifs démocratiques.

Commentant cet article, un analyste politique congolais note que de « graves irrégularités » qui ont émaillé les élections de 2018 ont été, à toutes les moins, tolérées par une partie de la communauté internationale dont les États-Unis. Pour cet observateur, un tantinet philosophe, il convient de faire contre mauvaise fortune bon cœur, le mal ayant été fait. A savoir, que  » les tripatouillages des élections de 2018  » légitiment l’impérieuse nécessité de procéder à des réformes et non à des « réformettes » dans un cadre consensuel.

Pour être crédibles, les élections doivent être l’affaire de toutes les parties prenantes (la classe politique dans toute sa diversité, les confessions religieuses et, plus généralement, la société civile, les Organisations spécialisées dans les questions électorales).

Pour 2023, il faudra donc éviter la reproduction des tares du scrutin de 2018. Sinon, le pays ira de crise de légitimité en crise de légitimité. Et ce serait dans l’intérêt de ceux des acteurs politiques qui tirent profit des magouilles et non dans celui des Congolais.

FDA

POURQUOI WASHINTON A-T-IL PERMIS LE VOL D’UNE ELECTION SE REALISER AU CONGO?*

https://foreignpolicy.com/2021/04/28/washington-congo-drc-stolen-election-biden-democracy-diplomacy-state-department/?s=08 (28 avril 2021)

AU SUJET DES ELECTIONS PRESIDENTIELLE ET LEGISLATIVES DE DECEMBRE 2018

A.      ILS ONT DECLARE :

– ‘’FAYULU AVAIT GAGNE L’ELECTION PRESIDENTIELLE…. SI J’AVAIS ANNONCE LE VRAI VAINQUEUR DE LA PRESIDENTIELLE, JE SERAIS TUE’’ (Corneille NANGAA)

– «KABILA NOUS A DIT QUE SI NOUS RENDIONS PUBLICS NOS RESULTATS, IL Y AURAIT DU SANG DANS LES RUES, ET L’EGLISE EN SERAIT RESPONSABLE» (Abbé NSHOLE)

– «L’archevêque Ambongo (maintenant le cardinal) a répondu:« Nous avons la même préoccupation pour la paix, mais cela vient d’élections libres et équitables, pas d’élections injustes. »

B.      L’ARTICLE REVELE

– Pendant que la commission électorale contrôlée par le gouvernement, la CENI, réfléchissait à ce qu’il fallait faire des bulletins de vote qui menaçaient de mettre fin à l’emprise de Kabila, l’Église catholique – l’institution civile la plus importante et la plus fiable du pays – a discrètement dévoilé à ses donateurs étrangers les résultats venus de ses 40 000 observateurs recrutés dans le cadre d’un projet d’observation électorale parmi lesquels les plus grands bailleurs de fonds notamment l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et le Centre Carter. Sur la base d’un échantillon scientifique de 10% des bureaux de vote et d’une compilation de 42% du vote total, la conférence épiscopale de l’Église, appelée CENCO, a projeté une victoire écrasante pour Fayulu. Puisqu’il était illégal pour quiconque en dehors de la CENI de publier les résultats du vote, l’église a divulgué publiquement seulement qu’elle avait déterminé un vainqueur clair.

– Il s’en est suivi une conversation remarquable entre Kabila et les dirigeants de l’Église, une conversation qui a préfiguré le choix que les diplomates américains avaient fini par faire pour répondre «de manière pragmatique» aux menaces plausibles à court terme de Kabila au lieu de suivre la voie considérée plus difficile du soutien à une avancée démocratique à long terme.

– Au cours des trois semaines qui ont suivi, la politique américaine a évolué vers une approbation de la décision finale de Kabila d’oindre Tshisekedi comme son successeur. Bien que l’USAID et le Département du Trésor des États-Unis se soient vigoureusement opposés à la description par le Département d’État américain de ce choix comme «démocratique».

– Dans un communiqué de presse du 3 janvier 2019, le département d’État a exhorté la CENI à compter les votes de manière transparente et à «garantir» que ses résultats «correspondent aux résultats annoncés dans chacun des 75.000 bureaux de vote de la RDC». En même temps, le département d’Etat avait ignoré la seule ressource qui aurait pu demander des comptes à la CENI corrompue et dominée par Kabila : le projet d’observation des élections de l’Eglise financé par les États-Unis.

– Suivant l’exemple de l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, les principaux décideurs du département d’État ont refusé d’accepter la probabilité de la conclusion de la CENCO selon laquelle Tshisekedi avait perdu de manière décisive. Ils n’ont pas non plus modifié leur position dans les jours suivants au fur et à mesure que les preuves se sont accumulées en faveur de l’évaluation de l’Église. Cela s’avérerait fondamental pour déterminer la politique américaine. Selon deux hauts responsables du ministère, s’il avait été clair que Fayulu avait gagné, les États-Unis auraient probablement ou certainement adopté une position différente.

– Lors de plusieurs réunions interinstitutionnelles du «comité de coordination des politiques» et du «comité des députés» dont a fait état pour la première fois Foreign Policy le 1er février 2019, la résistance du département d’État aux résultats de la CENCO a été critiquée par des représentants de l’USAID, qui gérait un programme d’une valeur de 500 millions de dollars par an en RDC, et le département du Trésor, qui avait auparavant bloqué les avoirs américains des associés de Kabila pour entorse à la démocratie. Ils ont estimé que la position du département contredisait les valeurs démocratiques américaines, risquait de nuire aux perceptions congolaises des États-Unis et sapait la crédibilité du soutien américain aux élections démocratiques en Afrique et ailleurs, comme le Venezuela.

– Des dispositions avaient été prises pour un éventuel asile politique pour Corneille Nangaa par l’intermédiaire de l’ambassade britannique. Quatre diplomates américains, basés à Kinshasa et à Washington, rapportent que Nangaa a déclaré ou laissé entendre que Fayulu avait gagné l’élection présidentielle.

– Kabila a alors décidé d’abandonner Shadary au profit de Tshisekedi, le candidat de l’opposition le plus faible, celui en qui Kabila croyait au regard de leurs accords passés et qu’il pourrait gérer plus facilement. Le président sortant a conservé de solides atouts politiques. Par la fraude et la corruption, sa coalition politique avait pris le contrôle des deux tiers du parlement et ses loyalistes dominaient les forces de sécurité.

– Sans le dire publiquement, les États-Unis ont soutenu la déclaration provisoire de la CENI le 10 janvier 2019 sur la victoire de Tshisekedi. Malgré le mécontentement des principaux partenaires européens et africains à l’égard du choix de Kabila, le département d’État américain craignait que si la communauté internationale remettait en question la décision du président Kabila, ce dernier l’utiliserait comme excuse pour annuler les élections pour perpétuer sa mégestion et provoquer une violence généralisée, laquelle violence le gouvernement américain avait cherché à éviter comme conséquence en s’opposant à Shadary. Puisque Kabila n’accepterait jamais Fayulu, l’option la plus réaliste, de leur point de vue, était d’accepter Tshisekedi. Un leader de l’opposition authentique – quoiqu’inexpérimenté, que le Département d’État espérait qu’il finirait par défier l’influence de Kabila.

– Par conséquent, les États-Unis n’ont pas soutenu les déclarations de la Grande-Bretagne, de la France, de la Belgique et de l’Allemagne lors de la réunion du 11 janvier 2019 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui ont soutenu l’appel de la CENCO à ce que la CENI publie les résultats de chaque bureau de vote afin de vérifier officiellement le décompte global.

– La position des États-Unis n’a pas changé le 15 janvier 2019 lorsque le Financial Times a comparé les résultats détaillés des élections de la CENI, divulgués par un lanceur d’alerte crédible, aux chiffres fournis par la CENCO, découvrant «une corrélation presque parfaite». Selon ce rapport, Tshisekedi avait obtenu à peu près le même nombre de voix que Shadary; chacun n’a reçu qu’un tiers du total des voix de Fayulu. Les États-Unis n’ont pas non plus bougé le 17 janvier 2019 lorsqu’un communiqué étonnant est sorti du siège de l’Union africaine (UA), l’organisation continentale. Une réunion des chefs d’État et de gouvernement avait «conclu qu’il y avait de sérieux doutes sur la conformité des résultats provisoires proclamés avec les votes exprimés».

C.      OPPORTUNITE RATEE

– Il y avait pourtant une autre voie moins certaine certes mais potentiellement productive qui aurait pu – et qui aurait dû – être empruntée. Les États-Unis, la puissance occidentale la plus influente en RDC, auraient pu déterminer que les résultats des élections annoncés n’étaient pas crédibles. Ils auraient pu travailler avec des partenaires européens et des gouvernements régionaux concernés (en particulier le Rwanda, l’Angola, le Congo-Brazzaville et une Afrique du Sud hésitante) pour presser soigneusement Kabila de négocier une solution politique avec Fayulu et Tshisekedi.

– Deux responsables clés du Département d’Etat, tout en défendant leur position, ont admis que Kabila aurait pu reculer face à la solution ci-dessus. «Plusieurs responsables américains actuels et anciens ont déclaré que l’administration Trump aurait pu coordonner une réponse internationale au trucage électoral et faire pression sur le gouvernement de Kinshasa pour qu’il renonce à essayer d’installer Tshisekedi au pouvoir». Un haut fonctionnaire expérimenté d’une agence non américaine qui était sur le terrain a convenu: «J’aurais accepté les votes. Travaillé pour le rendre acceptable afin que le pays reste uni. Utiliser un levier diplomatique ? Si c’était moi, j’aurais essayé.

– Le 18 janvier 2019, Kabila a rejeté la mission de l’UA et le groupe a reporté sa visite. Le lendemain, une Cour constitutionnelle obéissante a certifié la victoire de Tshisekedi. Lors d’une conférence de presse conjointe le 22 janvier 2019, les représentants de l’UE et de l’UA ont froidement «pris note» de la décision de la Cour, indiquant qu’ils continueraient à travailler en étroite collaboration avec le pays. Le lendemain, un communiqué de presse du Département d’État sonnait tout à fait différemment : «Les États-Unis se félicitent de la certification par la Cour constitutionnelle congolaise de Félix Tshisekedi comme prochain président», a-t-il commencé. Tout en encourageant le nouveau gouvernement à être inclusif et à «traiter les rapports d’irrégularités électorales», il a salué «un transfert pacifique et démocratique du pouvoir», louant Kabila en tant que premier président de la RDC à «céder le pouvoir pacifiquement par un processus électoral».

– Les représentants de l’USAID et du Département du Trésor étaient contrariés par le fait que le secrétaire d’État ait substantiellement modifié le projet de communiqué de presse du comité interinstitutionnel ; et ce, à la demande de hauts diplomates. Ce projet considérait le langage de compromis habituel comme trop de rames poussant dans des directions différentes. Le projet approuvé avait seulement «pris note» de l’élection de Tshisekedi tout en faisant référence à sa nature «profondément mauvaise et troublante». De plus, selon un responsable de l’USAID, il n’a pas fait référence à un transfert de pouvoir «démocratique» ni fait l’éloge de Kabila. Soucieuse d’avancer dans sa relation de travail avec Tshisekedi en ne mettant pas en doute sa légitimité, l’ambassade des États-Unis à Kinshasa a apprécié la fermeté du secrétaire d’état.

– D’autres pays occidentaux ont été déçus par l’abandon des préoccupations démocratiques. Un haut responsable du département d’État a rappelé avoir été critiqué pour le communiqué de presse lors d’appels de ses homologues britanniques, français et européens.

– Il reste cependant un danger important que l’absorption d’un réseau politique alimenté par la corruption et la persistance des loyalistes de Kabila dans l’armée ne renverse l’impulsion de réforme.

– La diplomatie américaine peut aider à faire en sorte que les dirigeants politiques sachent qu’ils devront répondre au peuple lors des élections de 2023. La diplomatie américaine devrait donc soutenir les propositions actuelles de réformes électorales de grande envergure, y compris la dépolitisation et la transparence de la CENI, et déclarer son intention d’envoyer des observateurs du Congrès et autres observateurs électoraux pour soutenir les congolais.

D.      FACTEURS DETERMINANT DE L’ECHEC DE LA DIPLOMATIE AMERICAINE

– Les facteurs qui ont poussé les hauts responsables américains à ignorer les preuves crédibles de fraude et à approuver la prétendue victoire d’un candidat qui avait définitivement perdu sont profondément enracinés. Le soutien tardif des États-Unis à un résultat démocratique en RDC ne peut être rejeté comme une anomalie africaine. À Washington comme à Kinshasa, les principaux responsables du Département d’État avaient une expérience pertinente ailleurs dans le monde. En outre, il est bien connu que les diplomates américains ont souvent mis du temps à saisir le potentiel de percées démocratiques non violentes, de l’apartheid en Afrique du Sud aux dictatures de Marcos et Moubarak aux Philippines et en Égypte, respectivement.

E.      ROLE NEGATIF DE L’AMBASSADE DES ETATS-UNIS A KINSHASA

– L’ambassade des États-Unis à Kinshasa a offert de précieuses perspectives sur la pensée de Kabila, de son entourage et de leurs options possibles, mais il a accordé peu d’attention à la façon dont les acteurs internationaux pourraient influencer ces choix. Plus important encore, il n’a pas fourni à Washington une analyse adéquate des résultats des élections.

– L’ambassade a extrapolé à partir d’observations limitées et a pris la parole de personnes proches du gouvernement au lieu de se fier à l’expertise des agents de l’USAID, des donateurs européens et du personnel du Centre Carter. Soucieuse de solidifier sa position auprès du nouveau régime, l’ambassade a bien accueilli une fausse transition démocratique.

– Les diplomates de carrière de haut niveau à Washington n’ont pas non plus posé les bonnes questions sur l’analyse de l’ambassade sur les élections et ont prisé la «stabilité» à court terme – à savoir la prévention de la violence, y compris la tentative de Kabila de rester au pouvoir – en défaveur des progrès démocratiques à long terme. Bien que possédant une vision plus large des réactions africaines à la crise que l’ambassade, ils n’ont pas essayé de s’associer avec des acteurs régionaux et européens mécontents pour faire pression sur Kabila en faveur d’un règlement politique négocié inclusif. Ils pensaient que le résultat était moins certain que de s’adapter à la structure locale de pouvoir. Bien que l’ancien président américain Donald Trump ait été, à juste titre, insulté pour ses violations des normes démocratiques, ce sont, ironiquement, ses nominations politiques à l’USAID et au département du Trésor qui s’inquiétaient le plus de sacrifier les valeurs démocratiques.

F.      CONCLUSION

         Si l’administration Biden souhaite «défendre la démocratie dans le monde», en particulier dans les rares cas où des transformations spectaculaires sont réalisables, elle doit s’assurer que ses principaux responsables de la politique étrangère et ses diplomates de carrière soient conscients et récompensés, de faire de la démocratie une haute priorité. Elle doit habiliter les diplomates à mieux servir les objectifs démocratiques. Sinon, sa noble rhétorique finira par sonner aussi creuse que celle de tant de ses prédécesseurs.

*Forum des As reprend le titre originelle de l’article

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