Dernière minute
Société
« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
Entrons à l'école de la sagesse pour écouter attentivement ce que…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
Le débat sur un éventuel dialogue politique inclusif dans le pays se durcit. Denis Mukwege refuse qu’une quête de paix se transforme en mécanisme d’effacement des responsabilités liées aux…
Louis Watum intensifie les réformes pour une gouvernance minière juste, inclusive et profitable aux Congolais
Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, s'emploie à introduire son pays, la République démocratique du Congo, dans une gouvernance minière plus juste, plus inclusive et plus profitable à ses citoyens. Une démarche qui épouse la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi. C'est dans ce cadre qu'il intensifie la mise en œuvre des réformes consacrées par le Code minier et le Règlement minier. Avec pour objectif : renforcer la participation des Congolais dans la chaîne de valeur des ressources naturelles de leur pays.
Ces réformes traduisent une ambition forte : faire en sorte que les richesses du sous-sol congolais soient partagées de manière plus équitable et profitent davantage aux citoyens congolais, appelés à devenir actionnaires, partenaires et acteurs du développement économique national. Une ambition conforme à la vision politique chère à l'opposant historique Etienne Tshisekedi wa Mulumba qu'incarne son fils, le président Félix Tshisekedi : "Le peuple d'abord".
10% DU CAPITAL SOCIAL DES SOCIETES MINIERES A RESERVER AUX CONGOLAIS
À cet effet, l'article 71 bis du Code minier, introduit par la Loi n°18/001 du 9 mars 2018, impose que 10 % du capital social des sociétés minières d'exploitation soient réservés aux Congolais. Cette disposition marque un tournant historique en faveur de l'indigénisation du capital des entreprises minières.
"Le Règlement minier, à son article 144 bis, précise les modalités de cette participation. Il prévoit notamment que ces 10 % soient répartis à hauteur de 5 % du capital social attribués aux travailleurs congolais de chaque entreprise minière et 5 % réservés à des personnes physiques de nationalité congolaise, afin qu'elles bénéficient directement de la création de valeur générée par l'exploitation des ressources minières nationales", précise le Code minier.
Dans la même logique de promotion du contenu local, le Code minier prévoit également que les entités de traitement ne détenant pas de titre minier réservent au moins 50 % de leur capital social à des Congolais. Une disposition qui vise à favoriser l'émergence d'un tissu industriel national solide, à développer les compétences locales et à accroître la transformation des minerais sur le sol congolais. Des impératifs de nature à favoriser les Congolais pour qu'ils puissent tirer profit des richesses minières de leur pays.
PARTICIPATION DES TRAVAILLEURS CONGOLAIS AU CAPITAL SOCIAL : LE MORATOIRE EXPIRE LE 31 JUILLET
"Afin de permettre aux entreprises concernées de se conformer à ces exigences légales, le ministre des Mines a accordé, à travers une note circulaire du 30 janvier 2026, un moratoire exceptionnel relatif à la participation des travailleurs congolais au capital social. Ce moratoire expire le 31 juillet 2026, date à partir de laquelle les entreprises devront justifier de leur conformité aux dispositions légales et réglementaires en vigueur", selon Finances & Entreprises.
Le 31 juillet 2026 marquera ainsi un tournant décisif dans la marche vers la bénéficiation par les Congolais (aussi appelée enrichissement ou traitement du minerai) est le processus industriel qui sépare les minéraux de valeur des roches indésirables. Ce traitement transforme le minerai brut extrait de la mine en un produit concentré et à une plus forte valeur marchande avant son utilisation finale.
Pour la première fois dans l'histoire du secteur minier national, sur une décision nationaliste portée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, avec le soutien du chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi et de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, les parts sociales légalement fixées par la loi devront entrer dans une phase effective de matérialisation au bénéfice des Congolais.
FAIRE DES NATIONAUX DES ACTEURS DE LA PRODUCTION MINIERE
Il y a lieu de reconnaitre que cette étape historique traduit la volonté des autorités congolaises de faire des nationaux non seulement des acteurs de la production minière, mais aussi des détenteurs d'une part de la valeur créée par les ressources de leur propre pays.
"À travers ces mesures, Louis Watum Kabamba réaffirme sa détermination à faire appliquer le Code minier et le Règlement minier dans toute leur rigueur, tout en accompagnant les opérateurs vers une mise en conformité responsable et progressive", renchérit la même source.
Cette réforme constitue une avancée majeure vers une industrie minière où les Congolais ne sont plus seulement des employés, mais également des actionnaires, des investisseurs et des bénéficiaires directs des richesses de leur pays.
Elle permettra également aux Congolais d'être désormais informés en détails de la gestion des entreprises minières congolaises, une étape très importante dans l'amélioration de la gouvernance et de la transparence.
Kléber KUNGU