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Faute de réponses du gouvernement, Le banc syndical menace de bloquer la rentrée 2026-2027 à l'ESU
Le banc syndical de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) conditionne la tenue de la rentrée académique 2026-2027 à l’application effective de plusieurs engagements liés notamment aux nouveaux barèmes, à la paie complémentaire, à la prime de recherche, aux véhicules des professeurs, à la situation des scientifiques apprenants et à la mécanisation des nouvelles unités. La position a été rendue publique dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion tenue le lundi 20 juillet au siège de l’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN).
Réuni pour évaluer les avancées obtenues depuis l’activité du 15 juillet dernier, le banc syndical regroupant plusieurs structures représentatives de l’ESU dit avoir pris acte des échanges engagés avec la hiérarchie, tout en exigeant des mesures concrètes pour répondre aux préoccupations du corps académique et scientifique.
Sur la question de nouveaux barèmes, les syndicats demandent au Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, de convoquer rapidement le comité de suivi des accords de Bibwa. Ils réclament également un contrôle immédiat des effectifs afin de faciliter l’application du nouveau barème dès le quatrième trimestre (T4).
LE GOUVERNEMENT invité AU RESPECT DES ENGAGEMENTS
Concernant la paie complémentaire, le banc syndical appelle les membres du gouvernement concernés à respecter les engagements pris et à procéder au paiement attendu avant la fin de la semaine.
La prime de recherche demeure également au cœur des revendications. Les représentants syndicaux préviennent que, si cette prime n’est pas effective au T4, ils exigent la mise en place d’une vente encadrée des syllabus dès le début de l’année académique 2026-2027, afin de permettre aux chercheurs et enseignants de disposer des moyens nécessaires à leurs activités scientifiques.
Sur le dossier des véhicules des professeurs, le banc syndical salue les efforts entrepris par le ministre des Finances et l’encourage à poursuivre les démarches jusqu’à la satisfaction de l’ensemble des professeurs concernés.
S’agissant des scientifiques apprenants en DEA et en thèse, les syndicats reconnaissent l’ouverture manifestée par la ministre de tutelle, tout en l’invitant à renforcer davantage le dialogue, notamment en raison du retard enregistré dans l’octroi de la prime de recherche.
LA MÉCANISATION DES NOUVELLES UNITÉS
La question de la mécanisation des nouvelles unités figure également parmi les priorités. Le banc syndical exhorte le ministre des Finances à élargir cette opération à toutes les catégories du secteur de l’Enseignement supérieur et universitaire.
Dans leur communiqué, les organisations syndicales réaffirment leur volonté de privilégier le dialogue, mais préviennent que l’absence de réponses concrètes à leurs revendications pourrait avoir des conséquences sur le calendrier académique. «En tout état de cause, si ces revendications ne trouvent pas application effective, la rentrée académique 2026-2027 n’aura pas lieu», avertissent-elles.
Le document est signé notamment par le professeur Angel Losuma pour l’APUKIN et le RAPUICO, Christian Anainganengo pour le Collectif des assistants, Liévin Mutombo Ntambwe pour l’Intersyndicale, Alain Mpidi Masonga pour le SYNCAS et Michel Mayamba pour le SYNACASS.
Jérémie ASOKO