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Dot ya » ofélé » ?
Bonne ou mauvaise nouvelle ? C’est selon. La proposition de loi Mbau plafonnant la dot à 500 dollars donne lieu à des avis contrastés.
Grand soulagement pour des millions de jeunes congolais abonnés aux fiançailles à durée indéterminée. Fin du » régime union libre » en vue pour de nombreux adeptes -par nécessité – du » cycle court« . Ce concubinage assumé et toléré, appelé en kinois « yaka to vanda« . C’est la perspective d’une normalisation, même à tempérament, qui s’ouvre et sourit à tous ceux qui ont pris des libertés avec la législation en la matière.
L’initiative du député Mbau sonne aussi comme une délivrance pour nombre de parents désargentés ou sous-payés qui se saignaient aux quatre veines pour réunir la fameuse dot et tout ce qui va avec. Enfin, une dot à 500 dollars maximum devrait réjouir les traditionnalistes qui n’ont de cesse de jurer par le retour aux fondamentaux des coutumes africaines.
Chaque rose ayant ses épines, pour généreux, humaniste et même humanitaire qu’elle paraisse, la proposition de loi Mbau est loin de faire l’unanimité. Cette initiative part d’un présupposé égalitariste qui passe par pertes et profits la diversité des situations sociales.
Tout étant relatif sur la terre des hommes, 500 dollars n’ont pas la même résonnance pour tout le monde. Fortune pour les uns, barre à peine atteignable pour les autres, » cinq gros billets Biden » peuvent avoir un arrière-goût amer de « solde » ou même de « gratuité » pour certains parents. Toutes les familles n’étant pas logées à la même enseigne. Et ce, depuis la nuit des temps.
Il ne faudrait donc pas que le bonheur des uns fasse le malheur des auteurs. D’où, le souhait de voir cette proposition de loi se nourrir aux mamelles d’accommodements raisonnables.
Voilà un cas concret des « convergences parallèles » chères au Cardinal Monsengwo d’heureuse mémoire. Une question susceptible d’être basée aux voix à la manière de « Mgr le Président » avec son inimitable : » Qui sont pour ? Qui sont contre ? Qui s’abstiennent ? Veuillez le manifester … ponctué par un » Meeeerci « .
José NAWEJ