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Crise à la C64 : Alain Bolodjwa claque la porte
La Coalition Article 64 (C64), née avec l'ambition de défendre l'ordre constitutionnel et de mobiliser contre toute initiative jugée contraire aux principes démocratiques, traverse une nouvelle zone de turbulences.
Quelques mois après sa mise en place, cette plateforme de l'opposition voit l'un de ses membres, Alain Bolodjwa, annoncer son départ, dénonçant une orientation qu'il estime éloignée des objectifs de départ.
Dans une sortie médiatique, Alain Bolodjwa affirme avoir décidé de quitter la coalition en raison d'une "déviation" de sa mission originelle.
Selon lui, la défense de l'ordre constitutionnel aurait progressivement laissé place à une démarche centrée sur la recherche d'un dialogue politique, perçu comme un moyen de repositionnement pour certains responsables de la plateforme.
"La C64 n'est plus aujourd'hui focalisée sur la défense de l'ordre constitutionnel, mais plutôt sur la tenue d'un dialogue dont l'objectif réel serait le positionnement politique de certains leaders", a-t-il dénoncé.
KABUND ET SESANGA DANS LE VISEUR
Au-delà de son retrait, Alain Bolodjwa s'en est également pris au fonctionnement interne de la coalition, remettant en cause le leadership de Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga. Il critique notamment ce qu'il considère comme une concentration du pouvoir entre les mains de quelques figures présentées comme des leaders majeurs, au détriment des autres membres.
Pour lui, certains responsables de la C64 adopteraient une posture qui ne correspondrait pas aux valeurs démocratiques défendues par la plateforme. Il va jusqu'à qualifier leur attitude de "dictature interne", estimant que certains opposants seraient devenus plus rigides que ceux qu'ils combattent.
Dans cette critique, Alain Bolodjwa cite également Martin Fayulu, qu'il présente comme un opposant plus modéré dans sa démarche comparativement à d'autres acteurs de la plateforme.
UNE NOUVELLE ÉPREUVE POUR LA COALITION
Cette défection intervient dans un contexte où l'opposition congolaise cherche encore à harmoniser ses stratégies face aux grands enjeux politiques du pays. Le départ d'Alain Bolodjwa relance ainsi les interrogations sur la cohésion et la direction politique de la C64, ainsi que son avenir.
Alors que la coalition entendait incarner une alternative de mobilisation citoyenne autour du respect de la Constitution, ses divergences internes pourraient fragiliser son message et son influence dans le débat national.
Reste à savoir si cette sortie médiatique restera un cas isolé ou si elle marque le début d'une série de départs au sein de cette plateforme de l'opposition.
César IPOKA