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Sud-Kivu : plus de 48.000 personnes déplacées par les combats en moins d'un mois, alerte l'Onu
Les affrontements armés qui persistent dans les territoires d'Uvira, Fizi et Mwenga, au Sud-Kivu, ont provoqué le déplacement de plus de 48.000 personnes depuis la mi-juillet. Ce bilan a été communiqué par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), qui s'inquiète de la dégradation de la situation humanitaire.
Selon l'Onu, les combats continuent de faire des victimes parmi les civils et d'endommager plusieurs infrastructures essentielles. Cette insécurité prive également des milliers de personnes de l'accès aux soins de santé et à l'assistance humanitaire, alors que les besoins ne cessent de croître.
L'organisation onusienne indique que les routes coupées, les destructions d'infrastructures ainsi que les perturbations des télécommunications compliquent considérablement les opérations des acteurs humanitaires et limitent l'acheminement de l'aide vers les populations affectées.
L'OCHA souligne que cette crise intervient dans un contexte marqué par la poursuite de la riposte contre l'épidémie d'Ebola, rendant encore plus difficile la prise en charge des communautés touchées et les interventions des équipes de santé.
Malgré les accords de cessez-le-feu annoncés ces derniers mois, les combats se poursuivent entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la coalition AFC/M23 appuyée par l'armée rwandaise. Cette situation continue d'alimenter les déplacements de populations et l'insécurité dans plusieurs localités.
Face à la détérioration de la situation, les Nations Unies appellent toutes les parties au conflit à respecter leurs obligations en matière de protection des civils, à garantir un accès humanitaire sûr et sans entrave, ainsi qu'à rétablir les télécommunications indispensables aux opérations de secours et de santé publique.
Pascal NDUYIRI