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Crépuscule sur la plateforme « confessions religieuses »
Coma irréversible. Etat végétatif. Mort clinique même. Aucun médecin n’ose pronostiquer le retour à la vie de la plateforme « confessions religieuses » chargée de désigner le candidat président de la CENI. C’est dire.
La question n’est donc plus de savoir si cette plateforme va mourir. Mais quand elle va pousser son dernier soupir.
Se posera le problème du lieu du deuil et du rite des obsèques. Des funérailles œcuméniques ? Loin d’être évident. Exclu même compte tenu des fâcheries sur fond de conflits de chapelle entre leaders religieux. Chaque église, temple ou mosquée entonnera son requiem. Pas sûr que le Très-Haut exauce des prières qui sentent la division à mille lieues.
Liquidateur post-mortem ? Equation à mille et une inconnues. Car le « défunt » risque de tout emporter dans l’au-delà ! Il ne restera plus rien à partager.
Orphelin de père et de mère, le processus électoral devra se chercher un tuteur. Tout sauf, une sinécure. Un parent lointain du nom du « ministère de l’Intérieur » ? Possible. Mais difficilement faisable dans l’état actuel des choses.
Plus que de forts soupçons, des indices graves d’accusation de « juge et partie » délégitimeront ce liquidateur. Ce serait pire que la partialité redoutée d’une CENI issue des entrailles de confessions religieuses.
Que faire ? Là est la mère de questions. Quelle relève après l’échec de ceux qui, par présomption , ne font rien sans demander l’intervention divine ? Comment réussir là où ceux qui sont sensés travailler sous l’onction de Dieu auront lamentablement et spectaculairement échoué ? Comment garder espoir là où ceux dont la vocation est de proclamer l’espérance ont désespéré tout le monde.
Bref, la chronique de la mort attendue de la plateforme confessions religieuses n’augure rien de bon. Il faudrait une sacrée dose d’optimisme-béat ou désincarné ?- pour entrevoir l’après-confessions religieuses autrement que sous le prisme du saut de l’incertitude.
José NAWEJ