Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
SEOUL, 29 avr. (Yonhap) — La Haute Cour de Séoul a décidé ce mercredi d’alourdir la peine qu’avait reçue en première instance l’ex-président Yoon Suk Yeol pour obstruction de justice et d’autres…
Nation
Le Japon a offert à la Fédération nationale des femmes protestantes du Congo (FNFPC) de l'Eglise du Christ au Congo) un bâtiment scolaire de plain-pied, deux ateliers, deux bureaux …
Coup d’Etat à Niamey, coup d’éclat à Libreville
Difficile de faire l’exégèse du livre « l’abc du coup d’Etat » en partant des cas nigérien et gabonais. Comment faire comprendre au lecteur que les deux pays ont connu un même sort? A savoir la prise de pouvoir par un groupe de militaires. Autrement dit, un coup d’Etat.
Seulement voilà, par petite touche sémantique, la même réalité est maquillée différemment. D’un côté, on crie haro sur le baudet en vouant aux gémonies les méchants putschistes nigériens. De l’autre côté, les mots putsch, junte sont fort peu utilisés. On leur préfère déjà » autorité de transition »! C’est à croire qu’il y aurait de bon et mauvais coup d’Etat!
Symétriquement, fortunes diverses pour Mohamed Bazoum et Ali Bongo. Voici deux ex- présidents déchus qui ont, pourtant tout, pour être logés à la même enseigne!
Erreur ! Tout est fait pour obliger la » junte » nigérienne non seulement à restaurer l’ordre constitutionnel, mais aussi et surtout à réinstaller Mohamed Bazoum sur son trône. Sanctions, menaces d’intervention, diabolisation des tombeurs du démocrate Bazoum … tout y passe.
A Libreville, un purgatoire de très courte durée pour les » putschistes » que l’on appelle déjà » autorité de transition« . La condamnation à minima ou de principe du coup de force n’est assortie d’aucune fatwa. Les gentils putschistes gabonais ont eu le temps matériel de mitonner une charte de transition connue d’eux seuls et consultent la classe politique pour parachever l’ordre institutionnel post- Bongo.
En clair, le général Oligui Nguéma passe pour un putschiste éclairé alors que son compagnon d’armes nigérien Tiani est un pestiféré ! L’un a réalisé un coup d’éclat et l’autre a perpétré un coup d’Etat.
Suite au précédent, la page Bongo est à tourner et même à déchirer. Quant à la page Bazoum, tout est fait pour y revenir. Même au prix du sang! José NAWEJ