Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
SEOUL, 29 avr. (Yonhap) — La Haute Cour de Séoul a décidé ce mercredi d’alourdir la peine qu’avait reçue en première instance l’ex-président Yoon Suk Yeol pour obstruction de justice et d’autres…
Nation
Réagissant à l’ouverture de la plénière sur la recevabilité de la proposition de loi sur le référendum, Delly Sesanga accuse le Parlement d’engager un processus dangereux de contournement de la…
Coup d’Etat : la doctrine africaine à l’épreuve de la realpolitik…
Pas d’enfer pour le putschiste gabonais Oligui Nguéma, mais juste le purgatoire. A Malabo, Brazzaville, Bangui et hier à Kinshasa, le tombeur d’Ali Bongo est reçu comme un chef d’Etat à part entière et non comme un Président entièrement à part. Un pied de nez à la doxa de l’Union africaine sur tout pouvoir issu d’un coup d’Etat.
Faudrait-il désespérer déjà de la position de principe de l’Organisation panafricaine qui, en avril 2022, réaffirmait son opposition catégorique à tout changement constitutionnel de gouvernement. Il y a de quoi. Car, comme pour valider la maxime » chassez le naturel, il revient au galop « , le putsch est en train de redevenir un mode comme un autre d’accession au pouvoir sur le Continent. Comme si la realpolitik avait ses raisons que la raison elle-même ne connait, les putschistes finissent dans la plupart des cas à être absouts.
C’est le cas du Général-Président gabonais qui est déjà dans l’antichambre de la normalité. Si Libreville n’a pas encore été réadmise dans le concert des nations en commençant par la CEEAC, tout laisse à penser que ce serait fait sous peu au terme du plaidoyer pro domo développé par le Président de transition.
Dans cet exercice, la liesse populaire lors du coup d’Etat, la caution de l’opposition et l’état de santé du Président Ali Bongo sonnent comme autant de circonstances atténuantes. Trois paramètres constitutifs du fameux principe de réalité qui fait passer le coup de force du 30 août dernier comme un haut fait sanitaire et salutaire. Cicéron repris bien plus tard par le philosophe anglais John Locke n’a-t-il pas dit que le salut du peuple est la loi suprême ? Voilà le formalisme en matière des coups d’Etat mis à rude épreuve par la realpolitik.
Question à un franc CFA, mutatis mutandis, le même principe de réalité ne devrait-il pas amener les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest à mettre un peu d’eau dans leur vin ? Ce, au regard notamment de la lame de fond populaire autour des …coups d’Etat dans certains pays.
José NAWEJ
Tiré de Forum des As n°7021 du 12 octobre 2023